Le sucre d’Inde et du Brésil importé en fraude fragilise l’industrie locale ivoirienne
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Le sucre d’Inde et du Brésil importé en fraude fragilise l’industrie locale ivoirienne

Le sucre d’Inde et du Brésil importé en fraude fragilise l’industrie locale ivoirienne

AFP | Lu 1074 fois | Publié

Le sucre produit au Brésil et en Inde et importé en fraude en Côte d’Ivoire met à mal l’industrie sucrière ivoirienne, la première de la sous-région, a regretté lundi un responsable de cette filière.

Chaque année, 40.000 tonnes de sucre entrent frauduleusement en Côte d’Ivoire via les pays voisins, estime Jean-Claude Conquet, président de L’Association des industries sucrières en Côte d’ivoire (AIS-CI), interrogé par l’AFP. Ce sucre, qui arrive dans des sacs brésiliens ou indiens, a occasionné en cinq ans un recul de 30% pour le sucre local en terme de parts de marché et a fait perdre annuellement 20 milliards de FCFA (30,5 millions d’euros) à la filière, selon M. Conquet. L’Inde et surtout le Brésil sont les deux plus gros producteurs de sucre au monde, avec respectivement 25 et 41 millions de tonnes pour 2013-2014, selon les chiffres de l’Organisation internationale du sucre (ISO). Quelque 180 millions de tonnes de sucre seront produites en 2013-2014 dans le monde entier, d’après l’ISO. Les seules exportations brésiliennes (26 millions de tonnes) représentent 50% des exportations mondiales, selon la même source. "Comme les fraudeurs ne paient ni les douanes à l’entrée, ni la TVA, ils sont moins chers que nous", constate le président d’AIS-CI, qui appelle les autorités ivoiriennes à "maintenir l’interdiction d’importation du sucre en vigueur depuis quelques années". La Côte d’Ivoire est le seul pays autosuffisant en sucre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa, huit pays). La filière sucrière fait vivre directement ou indirectement 100.000 personnes dans le pays, selon l’AIS-CI. Pour relancer la production et accroître la compétitivité, l’AIS-CI, qui veut lutter "contre la fraude", a mis en place un vaste plan de modernisation et de réhabilitation sur cinq ans d’un coût de 100 milliards de FCFA (152,5 millions d’euros). De 160.000 tonnes il y a cinq ans, la production ivoirienne devrait atteindre 200.000 tonnes en 2013-2014. Le pays vise même à devenir exportateur dans les années à venir et grâce à ces nouveaux investissements.
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