« Le manioc et ses dérivés », une marque à promouvoir pour l’économie ivoirienne
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« Le manioc et ses dérivés », une marque à promouvoir pour l’économie ivoirienne

« Le manioc et ses dérivés », une marque à promouvoir pour l’économie ivoirienne

Williams Fian (Stagiaire) | Lu 1906 fois | Publié

« Les journées de valorisation du manioc et ses dérivés » se sont ouvertes ce mardi à la Chambre de commerce et d’industrie. La transformation du manioc, comme argument économique est au cœur des échanges.

Avec une production annuelle supérieure à 2.450.000 tonnes sur les 250 millions produits dans le monde, la Côte d’Ivoire est un gros producteur de manioc. Seul bémol, que fait le pays de cette production et de ses potentialités ? La transformation du manioc dans le pays en dehors de l’attiéké, est quasi inexistante. La seule usine destinée au secteur manioc est depuis des lustres un souvenir. Et c’est pour penser désormais transformations et mise en valeur du manioc et ses dérivés que ces journées ouvertes aux pays des zones UEMOA et CEMAC sont organisées. « Ces journées de valorisation des produits de nos territoires, et en l’occurrence la rencontre acheteurs et vendeurs, visent à offrir aux entreprises exportatrices ivoiriennes du manioc et de ses produits dérivés une plateforme pour établir des partenariats d’affaires avec des potentiels acheteurs opérant en zones UEMOA et CEMAC. » a expliqué Benjamin Walker représentant du Centre du Commerce International. C’est donc une opportunité de lancer des relations commerciales entre les participants à ces journées. Le manioc est classé au cinquième rang des plantes alimentaires dans le monde après le maïs, le riz, le blé et la pomme de terre. Il est une source de calorie importante. L’industrie utilise le manioc pour l’amidon et la production d’éthanol. Alors que certains pays tropicaux importent de l'amidon là où une production bien suivie du manioc serait salutaire. Il y a donc beaucoup à faire avec ce produit et les pays participants à ce rendez-vous, sont interpellés. « Contrairement à l’Afrique, l’Asie encourage le développement de la culture du manioc à des fins industrielles et énergétiques » confie Edmond Venance Kodjo, représentant à l’ouverture de ces journées du ministre du commerce, de l’artisanat et de la promotion des PME. Le manioc en plus le produit ayant le meilleur potentiel pour la lutte contre la pauvreté peut être un atout intéressant pour l’économie ivoirienne et globalement pour les économies sous régionales et africaines. Dans la zone de Toumodi dans le centre de la Côte d’Ivoire et de Bonoua près d’Abidjan, le manioc a encore de beaux jours. Avec une politique qui prône la diversification, la valeur de ce féculent pourrait grimper. Il pourrait être même une alternative de choix aux produits industriels traditionnels. Au Nigeria et en Afrique du Sud, les acteurs de la filière ont déjà fait le pari avec de bons résultats. Les présentes journées se poursuivent jusqu'au 13 février prochain. Des délégations venues du Bénin, du Congo Brazzaville et du Gabon, participent aux travaux.
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