La gangrène de la drogue dans un Etat rural de l'Inde
0
 

Écouter
La gangrène de la drogue dans un Etat rural de l'Inde

La gangrène de la drogue dans un Etat rural de l'Inde

AFP | Lu 1589 fois | Publié

Au Pendjab indien, un Etat prospère du nord du pays, plus de la moitié des foyers ruraux abriterait au moins une personne dépendante à la drogue, un problème particulièrement répandu le long de la frontière avec le Pakistan, point d\'entrée de l\'héroïne dans le pays.

Un bâtiment désaffecté à Amritsar, capitale du Pendjab. Dans la nuit étouffante, Sunil Sharma, 23 ans, se prépare une énième dose d'héroïne. Avant d'inhaler les vapeurs brunâtres de la drogue chauffée sur une feuille d'aluminium, le jeune homme explique qu'il a commencé il y a six mois, lorsque sa petite amie l'a quitté pour épouser un autre homme. "Je me sens mal. Comment j'ai fait pour en arriver là? Pourquoi me suis-je passé la corde au cou?", articule-t-il à grand peine. Sunil n'est pas un cas à part: des milliers d'habitants sont eux aussi tombés dans le piège de la drogue au Pendjab, où le taux de criminalité lié aux stupéfiants est dix fois plus élevé que le taux national. Dans une note officielle soumise en 2009 à la haute cour du Pendjab, le gouvernement local estimait que 67% des foyers ruraux abritait au moins un personne "accro". Situé sur la route du trafic d'héroïne, qui arrive d'Afghanistan via le Pakistan voisin, le Pendjab est le premier Etat de l'Inde par lequel transite la drogue avant d'être acheminée vers d'autres régions. Et il devient de plus en plus une destination finale pour la contrebande. Lorsque les passeurs locaux impliqués dans le trafic "ont compris qu'ils pouvaient tirer bénéfice de leur marchandise, ils ont commencé à en vendre un peu partout ici", explique S. Boopathi, un policier local au sein de la brigade des stupéfiants. Impossible de chiffrer la quantité de drogues transitant par la frontière, mais il s'agit, dit ce policier, d'un "commerce colossal". Le Pendjab a un "sérieux problème parce qu'il borde les routes empruntées par le trafic et les régions productrices", confirme Rajiv Walia, coordinateur régional à l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC).
Cet article vous a plu ! Partagez-le maintenant

A lire également

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

En continu

La lutte contre les avortements clandestins enregistre des «avancées» en Côte d'Ivoire (Ong)

Présidentielle au Togo: le domicile d'un opposant encerclé par les forces de l'ordre (gouvernement, témoins)

Bouna : Un vendeur ambulant écope de cinq ans de prison pour tentative de viol d’une élève

Des feux de brousse causent des interruptions de l’électricité à Tiébissou, Didiévi et Kouassi-Kouassikro

Le centre de biodiversité pour le riz d’Africa Rice officiellement ouvert hier vendredi à prroximité de Bouaké