Le Ghana arrête 43 "ex-combattants ivoiriens" dans un camp de réfugiés (source sécuritaire)
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Le Ghana arrête 43

Le Ghana arrête 43 "ex-combattants ivoiriens" dans un camp de réfugiés (source sécuritaire)

AFP| | Lu 1123 fois | Publié

Le Ghana a arrêté dans un camp de réfugiés 43 Ivoiriens soupçonnés d\'être proches de l\'ex-président de la Côte d\'Ivoire Laurent Gbagbo, ont annoncé lundi un responsable des services chargés des réfugiés et une source sécuritaire.

"Les forces de sécurité ont mené samedi une opération pour rétablir le caractère civil du camp. Plusieurs Ivoiriens ont été arrêtés (...) plusieurs ex-combattants ont infiltré le camp", a déclaré le président de l'organisme chargé des réfugiés, le Ghana Refugee Board, Ken Dzirisah. Un responsable des services de sécurité a déclaré à l'AFP que 43 personnes avaient été arrêtées lors de cette opération. Des milliers de partisans de Laurent Gbagbo se sont réfugiés au Ghana voisin durant la crise postélectorale de 2010-2011 qui a éclaté après le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite face à son rival Alassane Ouattara et a fait plus de 3.000 morts. Les Nations unies ont récemment accusé plusieurs Ivoiriens réfugiés au Ghana d'utiliser ce pays comme base arrière pour des attaques visant à destabiliser l'actuel gouvernement ivoirien. M. Dzirisah a précisé que le raid, lancé contre le camp de réfugiés situé près de Tarkoradi, sur la côte, non loin de la frontière, visait à chasser ceux qui ont combattu le président ivoirien Alassane Ouattara. Le président ghanéen John Dramani Mahama s'est engagé à empêcher que son territoire ne serve de base arrière pour mener des attaques contre un autre pays. Une série d'attaques contre les forces de sécurité ivoiriennes en août ont marqué le plus grave regain de tension depuis la fin de la crise postélectorale. Selon les autorités ivoiriennes, des hommes armés provenant du Ghana ont lancé une attaque en septembre contre la ville frontalière de Noe et plusieurs d'entre eux se sont repliés au Ghana après cette opération. La Côte d'Ivoire a fermé durant une quinzaine de jours la frontière avec le Ghana après cette attaque. Les autorités ghanéennes ont annoncé avoir arrêté au moins trois personnes en possession d'armes et soupçonnées de vouloir renverser le président Ouattara. La Côte d'Ivoire a été la proie de nouvelles attaques armées dans la nuit de dimanche à lundi, dont l'une a visé pour la première fois une infrastructure sensible, une centrale thermique en plein Abidjan qui a subi de sérieux dégâts. Plus tôt dans la nuit, une autre attaque a ciblé la police et la gendarmerie à Bonoua (60 km environ à l'est d'Abidjan), ville du sud et carrefour vers le Ghana. Les assaillants ont pris la fuite vers l'est, frontalier du Ghana. Le régime du chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara a imputé les attaques récentes à des partisans de M. Gbagbo, en particulier des exilés basés au Ghana, qui démentent toute implication. Des dizaines de milliers d'armes circulent depuis la fin de la crise postélectorale parmi les combattants pro-Gbagbo comme parmi les membres de l'ancien groupe des Forces Nouvelles qui a soutenu Ouattara. L'instabilité a provoqué un flux continu de réfugiés vers le Ghana. Soupçonné par la Cour pénale internationale (CPI) d'être "coauteur indirect" de crimes contre l'humanité, Laurent Gbagbo, arrêté le 11 avril 2011 à Abidjan, est détenu depuis fin 2011 à La Haye. Son porte-parole Justin Kone Katinan, accusé de "crimes économiques" par Abidjan et arrêté au Ghana, doit comparaître mardi devant la justice dans le cadre d'une procédure d'extradition.
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