Employé de l'USAID en prison à Cuba: sa femme accuse La Havane et Washington
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Employé de l'USAID en prison à Cuba: sa femme accuse La Havane et Washington

Employé de l'USAID en prison à Cuba: sa femme accuse La Havane et Washington

AFP | Lu 1019 fois | Publié

Trois ans après l\'arrestation à Cuba de l\'Américain Alan Gross pour atteinte à la sûreté de l\'Etat, sa femme affirme que le gouvernement américain l\'a envoyé au casse-pipe et que Cuba n\'a cure de l\'avenir de son mari.

Ce dimanche, Judith Gross a une nouvelle fois manifesté devant la section des intérêts cubains à Washington, qui sert de facto de représentation diplomatique. Cette fois, une cinquantaine de personnes l'accompagnaient. Sous-traitant du département d'Etat américain, Alan Gross, 63 ans, a été condamné en mars 2011 à 15 ans de prison pour avoir distribué à Cuba du matériel illégal de communication par satellite. Fatiguée de ne pas être entendue, elle a porté plainte en novembre contre Washington et contre l'employeur de son mari, la société Development Alternatives, pour ne pas avoir préparé son mari à une telle mission et ne pas l'avoir protégé par la suite. Elle réclame 60 millions de dollars de réparation. "Ma priorité est qu'Allan revienne à la maison. C'est le plus important", a-t-elle expliqué à l'AFP dans un entretien téléphonique. Mais après 36 mois d'emprisonnement, "nous estimons avoir droit à une compensation". "Maintenant que la présidentielle est passée, nous demandons au président (américain Barack) Obama de s'impliquer", poursuit-elle. Alan Gross, expert en développement international, avait fait sa première mission à Cuba en mars 2009 sous le mandat de l'agence américaine pour le développement international (USAID). Sa femme affirme que lors de son dernier voyage avant son arrestation, son mari avait eu le sentiment d'être suivi. Le gouvernement américain, et en particulier l'USAID, "devaient avoir une petite idée" du danger qui menaçait son mari, a-t-elle avancé, accusant l'administration américaine de "négligence totale". Aucun des deux pays n'a publiquement réagi à la plainte. "Je suis très en colère contre les Cubains qui l'ont arrêté et jeté en prison. Pour eux, c'est l'occasion de donner une leçon aux Etats-Unis", avance-t-elle. La dernière fois qu'elle a vu son mari, c'était en septembre, l'accueil cubain a été "correct malgré un encadrement strict". Mais elle ne sait pas "ce que les Cubains pensent" et cela fait trois ans que cela dure. Judith Gross n'a pas parlé depuis des mois avec la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, qui a appelé en vain et à plusieurs reprises à la libération du ressortissant américain. Cuba de son côté n'a de cesse de réclamer la mise en liberté de cinq de ses agents arrêtés en 1998, puis condamnés à de lourdes peines de prison pour espionnage. Les "Cinq" sont considérés à Cuba comme des "héros de la lutte antiterroriste" qui avaient infiltré les milieux anticastristes de Floride pour empêcher des attentats contre Cuba. Washington s'est toujours refusé à lier les deux affaires et a toujours demandé une libération sans conditions d'Alan Gross.
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