France: Benalla, ex-collaborateur de Macron, bientôt inculpé dans l'affaire de ses passeports
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France: Benalla, ex-collaborateur de Macron, bientôt inculpé dans l'affaire de ses passeports

France: Benalla, ex-collaborateur de Macron, bientôt inculpé dans l'affaire de ses passeports

AFP | Lu 980 fois | Publié Il y a 29 jour(s)

Une nouvelle inculpation se profile pour Alexandre Benalla, ex-collaborateur du président français Emmanuel Macron déjà poursuivi pour violences, qui était présenté vendredi à un juge d'instruction, cette fois dans l'affaire concernant l'utilisation de passeports diplomatiques après son licenciement.

En garde à vue depuis jeudi, Alexandre Benalla, 27 ans, est la cible d'une enquête sur l'usage de ses passeports diplomatiques et à un possible faux en écriture pour obtenir un passeport de service.

Il a été déféré vendredi matin au parquet de Paris qui a ouvert une nouvelle information judiciaire pour "abus de confiance", "usage public et sans droit d'un document justification d'une qualité professionnelle", "faux et usage de faux document administratif" et "obtention indue de document administratif", a-t-on appris auprès du ministère public.

Le parquet a requis son placement sous contrôle judiciaire.

C'est une épine de plus dans le pied de la présidence française dans ce feuilleton Benalla qui l'empoisonne depuis l'été.

Ce dernier avait d'abord été identifié sur des vidéos en train d'interpeller violemment des manifestants à Paris, le 1er mai, alors qu'il était présent aux côtés des forces de l'ordre en qualité de simple "observateur".

Devant le tollé, la présidence l'avait débarqué de ses fonctions auprès d'Emmanuel Macron et Alexandre Benalla avait été inculpé à deux reprises pour "violences en réunion". 

- "Voyage d'affaires" au Tchad -

L'affaire a rebondi en décembre, après des informations du site d'information Mediapart faisant état de l'utilisation de passeports diplomatiques par Alexandre Benalla après son licenciement, ce qui a conduit à l'ouverture d'une nouvelle enquête et à la reprise des travaux de la commission du Sénat enquêtant sur cette affaire depuis juillet.

Devant cette commission, le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, a révélé mercredi que M. Benalla avait utilisé "presque une vingtaine de fois" ses passeports diplomatiques après son licenciement, entre le 1er août et le 31 décembre.

Une version qui semble contredire les propos de l'intéressé qui avait assuré lors de son audition le 19 septembre devant la commission avoir laissé les passeports diplomatiques après son limogeage dans son bureau de l'Élysée, le palais de la présidence française à Paris.

Grâce à ces passeports, l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron, reconverti dans le consulting selon son entourage, s'est rendu début décembre au Tchad, quelques semaines avant le chef de l'Etat.

Au cours de ce qu'il qualifie de "voyage d'affaires", il avait rencontré le président tchadien Idriss Déby.

Un télescopage de calendrier, dû au hasard selon l'Elysée et M. Benalla qui avait servi de détonateur à cette nouvelle affaire. 

M. Strzoda a également souligné que M. Benalla avait été en possession de deux passeports de service, le premier délivré en 2016, "bien avant" son arrivée au palais présidentiel de l'Élysée, le deuxième le 28 juin 2018. Tous deux ont été invalidés le 31 juillet 2018.

Il a ajouté que la demande du second passeport de service avait été faite par Alexandre Benalla au ministère de l'Intérieur, par une lettre à en-tête du chef de cabinet de l'Élysée, mais "dactylographiée" et non signée. 

En clair, M. Strzoda soupçonne une "falsification faite par M. Benalla".

Ce dernier devrait avoir l'occasion de s'en expliquer à nouveau puisqu'il est convoqué par la commission d'enquête du Sénat lundi prochain où se reposera la question de la limite du champ d'investigation des sénateurs compte tenu de l'enquête judiciaire en cours.

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