Caroline Kennedy, un nom célèbre mais une novice en diplomatie
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Caroline Kennedy, un nom célèbre mais une novice en diplomatie

Caroline Kennedy, un nom célèbre mais une novice en diplomatie

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Caroline Kennedy, nommée mercredi ambassadrice au Japon par Barack Obama, est une novice sur la scène internationale mais un soutien du président Obama depuis la première heure, et son nom célèbre l'assure d'un accueil chaleureux au Japon. La fille unique de l'ancien président John F. Kennedy, première femme nommée ambassadeur des Etats-Unis au Japon, avait jusqu'à présent toujours préféré éviter les projecteurs.

55 ans, cette femme à la voix douce n'est ni diplomate ni politicienne de carrière. Avocate de formation, elle est auteur et éditeur, et a notamment publié plusieurs ouvrages de poésie. Basée à New York, elle est aussi membre de nombreuses organisations caritatives, très impliquée dans des projets éducatifs, et présidente de la JFK Library Foundation. En avril, quand sa nomination faisait déjà l'objet de rumeurs persistantes, les autorités japonaises s'en étaient dites ravies. Sa nomination constituerait "une grande nouvelle" pour le Japon. "Le défunt président Kennedy était une personnalité familière pour de nombreux Japonais", avait expliqué le porte-parole du gouvernement Yoshihide Suga, soulignant que la venue de sa fille "renforcerait l'amitié" du peuple japonais envers les Etats-Unis. Sa nomination s'inscrit dans la tradition américaine d'offrir certains postes d'ambassadeur à des personnalités connues, non diplomates. Cela avait été le cas au Japon de l'ancien vice-président Walter Mondale, de l'ancien sénateur Mike Mansfield et de Thomas Foley, ancien président de la Chambre des représentants, cependant des "poids lourds" de la politique. "L'une de mes plus chères amies" Caroline Kennedy, dont l'image figée dans le temps reste celle de la petite fille assistant aux obsèques de son père assassiné en 1963, avait été l'une des premières personnalités à soutenir Barack Obama durant la campagne des primaires démocrates, alors qu'il se battait contre Hillary Clinton en janvier 2008. "Un président comme mon père", avait-elle écrit dans une tribune publiée par le New York Times. Elle avait également pris la parole à la convention démocrate la même année, et en 2012, a été une des 35 co-présidentes de sa campagne de réélection. "Elle est devenue l'une de mes plus chères amies", disait d'elle M. Obama en janvier 2008. Mais certains critiques n'ont pas manqué de souligner son inexpérience, dans un contexte de tensions persistantes en Asie, qu'il s'agisse des oppositions entre la Chine et le Japon sur les îles Senkaku ou celles avec la Corée du Nord sur son programme nucléaire. "Les pays comme la Corée du Sud, le Japon, le Vietnam, l'Indonésie, attendent des signaux clairs du leadership américain, et nous avons besoin des personnes les plus qualifiées possible pour les postes diplomatiques clé", écrivait récemment Stephen Walt, professeur de relations internationales à Harvard, dans la revue Foreign policy. Ses critiques soulignent aussi ses débuts ratés en politique en 2008. Elle avait brièvement exploré l'idée de marcher tardivement sur les traces de son père, ou de ses oncles Robert F. ou Edward, pour briguer le poste de sénateur de New York quand Hillary Clinton avait été nommée secrétaire d'Etat. Elle y avait renoncé "pour raisons personnelles" après un ballon d'essai qui lui avait valu de vives critiques, tant sur le fond que sur la forme, notamment pour une interview où elle avait dit plus de 100 fois "vous savez" en 30 minutes. "Je suis un choix non conventionnel", disait-elle à l'époque, consciente qu'elle devrait faire ses preuves en travaillant "deux fois plus que n'importe qui d'autre". Caroline Kennedy succèdera à John Roos, un ancien donateur de campagne d'Obama.
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