Poignée de mains et sourires forcés entre Poutine et Obama au G20
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Poignée de mains et sourires forcés entre Poutine et Obama au G20

Poignée de mains et sourires forcés entre Poutine et Obama au G20

AFP | Lu 914 fois | Publié

Vladimir Poutine et Barack Obama ont échangé poignée de mains et sourires forcés devant les caméras à l'arrivée du président américain au G20 à Saint-Pétersbourg, tentant de faire bonne figure malgré des mois de tension croissante ayant remis le terme de guerre froide au goût du jour.

Juste après 13H00 GMT, Barack Obama est descendu de son véhicule blindé noir, qui arborait exceptionnellement le drapeau russe à côté du drapeau américain. Comme les autres chefs d'Etat ou de gouvernement, il était attendu par le président russe sur le perron du palais Constantin, surplombant le golfe de Finlande à 15 kilomètres au sud-ouest de l'ancienne capitale impériale russe. Les deux hommes, dont les relations se sont considérablement dégradées ces derniers mois, se sont serré la main, souriant face aux caméras et objectifs, et ont échangé quelques mots avant que le président américain ne pénètre rapidement dans le palais du XVIIIe siècle qui abrite jeudi et vendredi le sommet. Bref, l'échange a surtout semblé d'une cordialité obligée, comparé par exemple aux rires francs échangés lors de leur poignée de main par Angela Merkel et Vladimir Poutine, malgré quelques tensions au cours des derniers passages en Russie de la chancelière allemande. Rares moments de spontanéité Quelques minutes avant ces accueils très protocolaires, Mme Merkel avait donné lieu à l'un des rares moments de spontanéité de la journée dans le parc du palais Constantin, placé sous haute sécurité, en rendant une visite impromptue à François Hollande. La chancelière allemande, visiblement annoncée à la dernière minute et profitant de la défection du président chinois, retenu par une réunion des pays émergents, est arrivée dans sa berline noire dans la cour du petit palais où est logée la délégation française. Veste orange et d'un pas décidé, Mme Merkel est venue défendre pendant une quinzaine de minutes de tête-à-tête la position allemande sur la Syrie, à savoir le rejet de toute intervention militaire, et la priorité absolue accordée à la voie politique. Mais pour Barack Obama venu chercher au G20 le soutien le plus large possible à des frappes contre Damas, rien n'a été laissé au hasard. Les différends entre les deux chefs d'Etat ne se limitent pas au conflit syrien et se sont accumulés au fil des mois jusqu'à ce que président américain finisse par annuler un sommet bilatéral à Moscou quand la Russie a accordé l'asile politique à l'ex-consultant du renseignement américain, Edward Snowden. Selon le quotidien russe Izvestia, Vladimir Poutine et Barack Obama seront maintenus à distance autour de la table du G20, alors que le protocole, suivant l'alphabet cyrillique, aurait dû les placer à peu de distance. Rarement les relations russo-américaines n'avaient été aussi mal en point depuis la guerre froide et la chute de l'URSS. Début août, le président américain a ouvertement reconnu cet état de fait, allant jusqu'à ironiser sur l'attitude de Vladimir Poutine pendant leurs rencontres bilatérales, où selon lui "il ressemble un peu au gamin qui s'ennuie au fond de la classe". Barack Obama critique régulièrement la loi promulguée en juin par Vladimir Poutine qui condamne à des amendes et dans certains cas à la détention la "propagande" homosexuelle. Il a promis de rencontrer vendredi, après la clôture des débats du G20, des militants des droits des homosexuels à Saint-Pétersbourg, comme l'ont confié des représentants associatifs à l'AFP. Le texte est dénoncé comme homophobe par les défenseurs des droits de l'homme et sur la scène internationale, au point que se multiplient les appels au boycottage des jeux Olympiques d'hiver organisés dans la station balnéaire de Sotchi, dans le sud de la Russie. Barack Obama a affirmé début août qu'il n'avait "aucune tolérance pour des pays qui tentent de traiter les gays, les lesbiennes ou les personnes transgenres d'une manière qui les intimide ou qui leur nuit". "Il y a des moments où (les Russes) adoptent à nouveau la pensée de la guerre froide, une mentalité de la guerre froide", avait estimé le président américain dans le même entretien.
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