France: Sarkozy alimente la chronique de son retour annoncé
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France: Sarkozy alimente la chronique de son retour annoncé

France: Sarkozy alimente la chronique de son retour annoncé

AFP | Lu 1321 fois | Publié

A coups de petites phrases de moins en moins sybillines, l'ancien président français Nicolas Sarkozy alimente la chronique de son retour annoncé dans la perspective de la présidentielle de 2017, alors que son parti, l'UMP, se débat dans d'incessantes querelles internes.

"La petite actualité politique, c'est fini, je ne veux plus m'en occuper... La France, c'est autre chose": par cette petite phrase prononcée mercredi devant quelques journalistes lors d'une visite en province, l'ancien chef de l'Etat français a relancé les spéculations sur son retour en politique. Alors, veut-il revenir pour la présidentielle de 2017? "Parfois, quand les gens réfléchissent, ils se demandent s'il ne faut pas quelqu'un au-dessus de la mêlée", répond Nicolas Sarkozy. Et l'ancien chef de l'Etat de balayer d'un revers de main les débats qui ont enflammé l'UMP ce week-end sur la stratégie à adopter face au Front national : "Je ne me projette pas dans la lutte interne", dit-il avec hauteur. Depuis son départ de l'Elysée, après sa défaite face à François Hollande en mai 2012, Nicolas Sarkozy reste de loin le candidat préféré des sympathisants de l'UMP pour la présidentielle de 2017, 54% d'entre eux disant leur préférence en sa faveur, très loin devant son ancien Premier ministre François Fillon (17%), l'actuel président de l'UMP Jean-François Copé plafonnant à 4%, selon un sondage fin août. Aucun de ses fidèles ne s'aventure toutefois à dire à voix haute que leur champion va revenir. "Il reste plus de trois ans avant la prochaine présidentielle. On ne sait pas comment vont évoluer les choses, quel sera l'état du pays en 2017", affirme l'un de ses proches. En attendant, Les Amis de Nicolas Sarkozy, réunis en association, se sont déjà mis en ordre de marche, ambitionnant d'atteindre les 50.000 membres à la fin de l'année. "Notre association est représentée dans 50 pays, avec 34 ambassadeurs", affirmait début septembre Nadine Morano, fidèle parmi les fidèles. Dans quel but? "Les élections, ça se gagne aussi à l'étranger", auprès des expatriés, a répondu cette ancienne ministre connue pour son franc parler. Sarkozy au taquet Selon ses amis, M. Sarkozy ne pourrait revenir que si François Hollande était affaibli, l'UMP sans leader et la menace de l'extrême droite réelle. Une configuration qui, à leurs yeux, commence à prendre forme alors que l'exécutif socialiste est à la peine, que le principal parti d'opposition reste agité de soubresauts et que le Front national progresse dans les sondages à six mois des municipales. Mais ils sont également nombreux à droite à réclamer un "inventaire" du quinquennat Sarkozy, une idée à laquelle le président du parti Jean-François Copé, pourtant réticent, a fini par se ranger. Ce sont peu ou prou les mêmes qui n'avaient pas apprécié le retour de l'ancien président à l'UMP, le 8 juillet, à l'occasion du lancement de la souscription nationale après l'invalidation de ses comptes de campagne par le Conseil constitutionnel. L'ancien chef de l'Etat avait alors délivré une véritable leçon politique à ses amis. "Il nous a pris pour des gros nuls. On n'a pas apprécié", soupire un élu. "Sarkozy est au taquet. Bien sûr qu'il a envie de revenir", confiait récemment à l'AFP un de ses visiteurs réguliers. "Mais pour lui, le parti, c'est fini, il a d'autres ambitions, il se place au-dessus". "La seule question qui vaille est: les Français le voudront-ils?", dit encore un élu, qui relève que M. Sarkozy pourrait également être "empêtré" dans les affaires de justice dans lesquelles son nom est cité. Dans ses locaux parisiens, l'ancien président continue de beaucoup recevoir. Surtout de jeunes élus. "Il est très à l'écoute, très combattif. Il nous dit ce qu'il ferait s'il était de nouveau en exercice, qu'il a appris de ses erreurs, qu'il changerait sa façon de faire et s'appuierait sur les nouvelles générations", rapportait l'un deux en début de semaine.
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