Taïwan/corruption: l'ex-président Chen Shui-bian libéré pour des raisons médicales
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Taïwan/corruption: l'ex-président Chen Shui-bian libéré pour des raisons médicales

Taïwan/corruption: l'ex-président Chen Shui-bian libéré pour des raisons médicales

AFP | Lu 4272 fois | Publié

L’ancien président taïwanais, Chen Shui-bian, condamné en 2010 à vingt ans de réclusion pour corruption, a bénéficié lundi d'une mesure de libération conditionnelle pour raisons médicales.

Chen, 64 ans, devait quitter dans la journée l'hôpital de la prison de Taichung, où il avait été admis en avril pour une grave dépression et des symptômes de la maladie de Parkinson.

Environ deux cents partisans de l'ancien président se sont massés à l'extérieur de la prison en attendant sa sortie.

Chen, qui avait tenté de se suicider en juin en se pendant avec une serviette de toilette dans sa cellule, subira dorénavant des examens médicaux tous les mois et sa libération conditionnelle est susceptible d'être révoquée.

Il a dû en outre verser une caution de 2 millions de dollars taïwanais (environ 33 Millions de FCfa ).

Son fils, Chen Chih-chung, a indiqué à l'AFP qu'il devait regagner sans délai son domicile de Kaohsiung (sud). "J'espère que nous pourrons ramener mon père à la maison le plus vite possible pour qu'il reçoive un  traitement médical" approprié, a-t-il dit.

Arrêté fin 2008, Chen avait été condamné à la prison à vie en première instance en 2009, puis à vingt ans en appel un an plus tard, pour blanchiment et corruption.

Chen et des membres de sa famille ont été accusés d'avoir blanchi des millions de dollars via des donations à des partis politiques et des fonds diplomatiques secrets à l'étranger. Chen a également été condamné pour avoir prélevé des pots-de-vin sur les contrats publics.

L'ex-président, dont le Parti démocratique progressiste (DPP) avait mis fin à 50 ans de règne du parti Kuomintang, s'estime victime d'une vendetta mené par le président Ma Ying-jeou (élu en 2008 et réélu en 2012), artisan d'un rapprochement avec Pékin.

Son propre gouvernement soutenait la ligne en faveur d'une indépendance sans concession vis-à-vis de la Chine continentale, ce qui attisait la colère de Pékin et divisait profondément les Taïwanais.

A un an de la fin du second et dernier mandat du président Ma, certains ont perçu la libération de Chen comme un geste d'apaisement et d'unité mais le vice-ministre de la Justice, Chen Ming-tang, a affirmé que "la politique n'avait aucunement joué dans cette affaire".

Depuis plus de 60 ans, les Taïwanais sont divisés entre d'un côté les tenants d'une politique de conciliation vis-à-vis de la Chine populaire et de l'autre les contempteurs du Parti communiste chinois qui défendent l'indépendance à tout prix.

Taïwan est de facto indépendante depuis 1949, mais Pékin considère Taïwan comme lui appartenant et n'exclut par un éventuel usage de la force pour la rattacher au continent.

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