BEBI PHILIPPE, la voie contemporaine vers la gloire
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BEBI PHILIPPE, la voie contemporaine vers la gloire

BEBI PHILIPPE, la voie contemporaine vers la gloire

100pour100culture | Lu 1425 fois | Publié

Symbole de l’homme debout, seul dans comme un être vivant jouissant de cette faculté, au point que certains anthropologues ont fait de cette verticalité un signe distinctif de l’homme, plus radical encore que la raison. Bebi Philipe, vu dans cette image de la pierre dressée érigée, du bâton vertical, représente l’homme actif, associé à l’œuvre de la création.

Symbole de l’être vif et viable, mais aussi de la révélation, Bebi Philipe, joue dans cet art de l’invention des idées en acte, le point de fuite d’où la médiatrice pour élever l’homme par la connaissance à un niveau d’être supérieur. Au centre de cette fécondité dans la création, ce jeune artiste, plein d’énergies positives, comblé de talents multiples rayonne par l’autorité de l’esprit comme un soleil. A la fois arrangeur, artiste-musicien, Bebi Philipe reste accroché aux fibres de l’art et demeure principalement, une des icônes de la musique contemporaine ivoirienne. Toujours constant et égal à lui-même, il aspire à cette prise de popularité médiatique d’arrangeur sans égal, pour avoir en majorité, cohabité (flirté) avec la famille des instruments de musique à percussion et à vent. Prisé comme un mets rare d’où l’exception est très loin du dégout, notre Bebi clame son charme par cette adulation à l’égard de son public. Connu désormais sous cette égide de « Kôrô Bebi », l’idole de toute la famille ivoire gravite de gloire, par l’entremise de son talent pas encore suffisamment connu et du prestige qu’il dégage entre les creux de son art, sous cette cadence performative où la scène ne hurle et ne jouit que par les muscles nerveux de la création. Né vers la fin du XX ème en ce jour béni du 18 mai 1988, pour faire scintiller la flamme dans l’univers de l’art, Bebi Philipe, cette massive dorée aux extrémités inoxydables se donne corps et âme pour révolutionner un genre musical (le coupé décalé) appartenant aux musiques dites urbaines, catégorie dans laquelle la pérennisation se nourrit d’une ferme finalité sans fin. Fils cadet d’un Enseignant des lycées et collèges (professeur d’Anglais) et d’une mère au foyer, tous deux évangélistes, il est élevé dans la pure tradition chrétienne à Vridi Cité. A quatre ans, l’arrangeur né, féru de musique, intègre l’orchestre de l’église en tant que guitariste. En 2003, il réussit avec succès le concours d’entrée au Lycée d’Enseignement Artistique (LEA) que dirige Madame Chatlain Gisèle, au sein de l’Institut National des Arts et de l’Action Culturelle (INSAAC). Studieux comme élève, il est dévoré chaque seconde par le désir de servir les studios d’enregistrement dans l’optique radicale de devenir un arrangeur très illustre. Il prend alors cette décision courageuse de mettre un terme à ses études au fin d’apprendre ce noble métier. De 2004 à 2007, il faut attendre sa collaboration avec Fredy ASSOGBA (Ingénieur de son), une des figures tutélaires du métier d’arrangeur, pour que Bebi Philipe y apprenne à mixer les sons. En 2007, membre de l’orchestre Akwaba, il prend part à la finale de podium. Insatisfait des attentes vis-à-vis de ses collaborateurs, il décide de voler de ses propres ailes après une formation accélérée dans les années 2008. Il est alors récupéré par Ahmed Sylla le Manager du studio Beat Street. Bebi s’installe dans ladite entreprise et arrange plusieurs sons agréablement à l’écoute, qui sembleraient d’une énorme traçabilité charismatique sur le plan du succès. Vers la fin du mois de Juin, de l’année 2009, il enregistre son premier tube intitulé « swinguita » qui sera très loin du succès. Sans se décourager, il s’arme de bonne volonté, en conduisant sa détermination vers le goût du travail bien fait au parfum exotique de la rigueur. Persistant davantage et sans relâche, le bébé finit par grandir sous la houlette rebondissant d’un fruit passionnant : son nouvel opus « freestyle » arrangé par lui-même au studio Beat Street. Perfectionniste à l’état pur du terme, Bebi Philipe a imprimé une voie contemporaine vers une marque transcendante du « Coupé Décalé » d’abord en Côte d’Ivoire, ensuite en Afrique et dans le monde. Bebi Philipe ne se lasse pas d’apprendre et de connaitre la musique comme la musique se reconnait en lui. Entre les deux, c’est une histoire d’amour pur, vrai et réel illimitée. Bebi Philipe s’illustre désormais comme un label à l’instar de David E. Tayoro et feu Marcellin Yacé, Freddy Assogba pour ne citer que ceux-là. Son œuvre musicale, d’autant plus d’actualité, passe avec une force poïétique sonore sur les ondes des quatre points cardinaux du globe terrestre. Réussissant le pari de séduire les spécialistes du « Coupé Décalé » et les amateurs de bonne musique, il est à préciser que Bebi Philipe a presté en plein air, au palais de la culture d’Abidjan en 2012, devant un public estimé à plus de 13 millions à l’espace Oiseau libre. Assoiffé d’une insatisfaction inouïe dans la création de l’œuvre musicale, Bebi Philipe est jeune et prêt à innover tous les jours. Son avenir artistique s’annonce radieux tant sa passion pour la musique est immense pourvu que le public le lui rende. C’est en cela qu’au festival des grillades, il a su montrer qu’il demeure quelles que soient les vicissitudes, le véritable porte-parole du « coupé-décalé » d’où le porte flambeau de la future génération aux codes du pouvoir culturel et artistique. Encore, une fois de plus, son amour pour faire frémir la population abidjanaise et d’ailleurs en compagnie de son orchestre le « Beb’style », il a brillé par sa présence dans la capitale politique ivoirienne le 27 avril 2013.
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