Serge Beynaud répond à DJ Arafat et parle de sa relation avec Zota
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Serge Beynaud répond à DJ Arafat et parle de sa relation avec Zota

Serge Beynaud répond à DJ Arafat et parle de sa relation avec Zota

Top Visages | Lu 1570 fois | Publié

Grâce à ses singles qui font le bonheur des mélomanes. «Le mannequin des arrangeurs» nous a reçus dans son studio à la Riviéra Attoban. Sa collaboration avec les artistes qu'il arrange, son conflit avec Dj Arafat, ses nombreux featuring …sont au menu de cette entrevue.

• Serge Beynaud par-ci, Serge Beynaud par-là. Tu as le vent en poupe, en ce moment ! - Par la grâce de Dieu, je vais mon petit bonhomme de chemin. Il n’y a pas de circuit ou réseau qui fait tourner un artiste. La seule chose qui doit aider à se démarquer, c’est le sérieux et le travail bien fait. Il y a également une condition qui rassure les promoteurs, c’est le respect des engagements pris. J’ai compris cela très tôt, et aujourd’hui, ça paye. • Les promoteurs ne t’ont-ils pas exigé un style musical particulier ou autre chose ? - J’ai toujours gardé mon style couper-décaler que j’ai baptisé ‘’La Bénomania’’. Mais par moments, je fais des featuring avec des artistes d’autres genres musicaux. • Qui sont tes promoteurs en Europe ? - En France, mon tourneur et manager officiel se nomme Gaetan Pino. Et en Afrique, il y a Georges Manadja. • Quel type de contrat te lie à ce manager d’europe ? - C’est une agence artistique dans laquelle bosse ce manager. Donc, c’est plusieurs personnes qui travaillent pour ma carrière au plan international. Pour l’instant, je ne suis pas encore dans une major, mais la structure Because Music est aussi une référence dans le milieu musical en France. • Parlons de David Monsoh. Comment l’as-tu connu ? - C’est après un bon moment d’observation de mon travail, qu’il m’a fait la proposition d’une collaboration pour ma carrière. Je n’ai pas refusé, vu son sérieux. Tout se passe bien. Après le premier album, très bientôt, nous allons sortir le deuxième. • David Monsoh fait-il partie de cette agence artistique ? - Non, David Monsoh n’est que le producteur de mes albums, c’est tout. Son travail se limite donc là. Le reste, c’est d’autres personnes qui interviennent. • Qu’est-ce qui te motive à sortir un single tous les trois mois ? - C’est une méthode de travail que je me suis fixé pour m’imposer. Cela me permet d’être constant sur le terrain musical. • Combien de singles totalises-tu à ce jour ? - (Il cherche) Près d’une vingtaine. • Quelle est ta source d’inspiration ? - Je m’inspire chaque fois que je suis dans mon studio. • Ecoutes-tu d’autres genres de musique ? - Oh si ! Je ne suis pas fermé aux autres genres musicaux. J’écoute tous les styles de musique, pour suivre l’évolution des choses. • Il paraît qu’il faut 1 500 000 FCFA pour avoir Serge Beynaud en spectacle dans une ville de l’intérieur du pays, est-ce vrai ? - Oui, c’est exact, j’estime que c’est ce que je vaux. Si on m’appelle pour un spectacle, c’est parce qu’ils connaissent ma valeur artistique qui ne s’est pas construite du jour au lendemain. Cela a été un gros investissement. Les promoteurs ivoiriens doivent apprendre à respecter les artistes de leur pays. L’adage dit que nul n’est prophète chez soi. Mais il faut qu’ils sachent que les chanteurs étrangers qu’ils déplacent à coût de millions, nous aussi sous d’autres cieux, on reçoit le même cachet. • Pour faire un featuring avec toi, tu exiges parfois un million de ... - Le featuring a plusieurs volets. Soit c’est un échange culturel entre deux artistes. Soit un chanteur te sollicite pour lui donner de la cote. A ce deuxième niveau, c’est payant, un million de francs à la rigueur parce que j’ai investi dans ma carrière pour être ce que je suis. Et n’oublions pas aussi qu’on fait du business. D’ailleurs, les artistes qui désirent faire un featuring avec Serge Beynaud savent l’impact de cette collaboration sur leur carrière. • Donc, rien n’est gratuit avec toi ? - Si, j’aide souvent des artistes à faire des émissions radio, diffuser leurs clips vidéo sur les chaînes de télévision. Mais quand il s’agit de chanter sur un titre, les données changent. • Comment s’est passé ton featuring avec Colonel Reyel ? - Je n’ai rien payé pour obtenir un featuring avec Colonel Reyel. Tout s’est passé dans le cadre d’un échange culturel. Celui-ci a estimé qu’en chantant avec moi, il va conquérir les mélomanes ivoiriens. Quant à moi, cela me permettra de me produire aux Antilles et en Europe. • Qu’est-ce qui explique le succès de tes chansons par rapport à celles que tu arranges ? - (Il hausse le ton) Ces artistes qui pensent et qui disent ces choses, sont des fainéants en matière de composition. C’est pourquoi, j’ai décidé de ne plus travailler avec des personnes qui se disent chanteurs sans aucune composition. J’ai fini avec ces gars qui viennent pour qu’on fabrique tout pour eux. J’ai arrêté tout ça sinon quand on se confie à un arrangeur, c’est pour réparer ce qui n’est pas bon. Maintenant, quand tu n’as rien apporté, ni proposé, que veux-tu que j’arrange ? Du moment que je fais tout ce boulot, je suis auteur-compositeur et le chanteur n’est que interprète. Mais ce sont des détails que les gens négligent. Il ne suffit pas de payer les frais du studio et penser que tout est acquis ou gagné d’avance. Je ne suis plus à ce niveau du débat (il montre les fiches de déclarations du BURIDA). Tout est défini, les droits de composition de musique, d’arrangements et d’auteurs…. Je ne vais pas refuser de travailler avec un artiste mais les conditions seront définies au préalable. •… - C’est en fonction de la chanson que tu me proposes que je compose la musique qui l’accompagne. C’est le rôle d’un arrangeur. Soyons clair, je n’ai plus le temps de créer des chansons pour un autre artiste parce que moi-même je suis dans le besoin. • Tu te concentres plus sur l’arrangement de tes chansons… - C’est normal que je pense à moi-même. Le studio est une entreprise, les séances de travail ne sont pas gratuites. Les gens viennent travailler en fonction de leur budget. Si tu veux passer une année sur ton single ou ton album, rien ne me gêne, du moment que tu payeras la facture, je bosse. • Les arrangeurs qui chantent sont souvent accusés de plagiat par leurs artistes ... - Peut-être les autres arrangeurs-chanteurs. Sinon, moi je n’ai jamais volé une idée dans une composition d’un artiste que j’arrange. D’ailleurs, dans quel intérêt je vais faire cela ? Dans le milieu, chacun a son style et mène sa carrière. Mais tout ceci est de la jalousie inutile. Ce sont les fainéants qui réagissent de la sorte. En Europe, 80% des artistes sont des arrangeurs. Ils oublient un aspect important, si j’agissais comme ces fainéants pensent, je n’allais plus avoir de la clientèle dans mon studio. Mais les gens trouveront que je fais mieux mes chansons par rapport aux leurs. La plupart des artistes n’aiment pas travailler. Ils sont pressés d’être stars. Donc même si tu lui dis patiente un ou deux mois, il trouvera que son concept ne sera plus d’actualité. Dans un cas pareil, je suis obligé de faire ce que je peux pour finir son single. Mais le résultat ne sera pas ce que je voulais au départ. • Tu es devenu désormais producteur d’artistes aussi… - (Il hésite) Pas vraiment, j’essaie d’aider certains artistes. • Es-tu le chorégraphe de tes ballets ? - Non, je donne mes idées au chorégraphe et c’est le résultat que vous appréciez. • Est-ce que ta danseuse Zota y participe aussi ? - Oui bien évidemment, les chorégraphies sont une affaire collective. Et chacun à sa touche particulière, c’est le cas de Zota. • N’as-tu pas peur que tes danseuses te volent la vedette ? - Pas du tout. Bien au contraire, je travaille pour que mes danseuses puissent séduire davantage le public. Je ne suis pas en concurrence avec elles. C’est moi qui suis toujours sur les affiches de spectacles et non mes danseuses. Il n’est pas facile de travailler avec les femmes. Car il faut savoir faire la part des choses. • Tu vis en couple avec ta danseuse Zota. - C’est ce que les gens disent, mais c’est n’importe quoi. • Qu’est-ce qui a occasionné le départ de deux de tes danseuses ? - Ça a été un départ volontaire. Je ne me prononcerai pas sur cette question pour éviter de rentrer dans la polémique ou salir leurs noms. Sachez surtout que leur départ n’est pas lié à un problème d’argent. Car je fais partie des rares chanteurs qui payent bien leurs danseurs. • Qu’est-ce que Dj Arafat te reproche ? - Bon, je ne sais pas. Arafat n’est pas mon ami. Je le connais juste dans le milieu du show-biz. Et je respecte sa position dans le milieu couper-décaler mais nous ne sommes pas tous sur le même ring. Si Arafat a un problème avec moi, qu’il vienne me voir pour qu’on puisse le régler. Je ne rentre pas dans les enfantillages. Dans ce qu’il a dit dans la vidéo, je ne me sens pas du tout concerné, c’est pourquoi, je n’ai pas répondu. • Quelle sera ta réaction face à la réplique de sa chanson ? - J’attends de voir.
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