La CPI rejette la demande de mise en liberté provisoire de Laurent Gbagbo
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La CPI rejette la demande de mise en liberté provisoire de Laurent Gbagbo

La CPI rejette la demande de mise en liberté provisoire de Laurent Gbagbo

AFP | Lu 2483 fois | Publié

La demande de mise en liberté provisoire de l'ancien président ivoirien Laurent Gbabgo, soupçonné de crimes contre l'humanité et écroué à La Haye, a été rejetée par la Cour pénale internationale (CPI), a-t-on appris jeudi auprès de celle-ci. "Le juge unique rejette la requête de la défense demandant la mise en liberté provisoire", a indiqué la juge Sylvia Fernandez de Gurmendi dans une ordonnance publiée jeudi sur le site internet de la Cour. La défense avait déposé le 1er mai une requête demandant la libération de Laurent Gbagbo, 67 ans, assurant notamment que cela lui permettrait de "récupérer physiquement et moralement, ce qui lui permettra d'être en forme pour participer à la procédure judiciaire". La défense affirmait également que M. Gbagbo, écroué à La Haye depuis novembre 2011, n'avait pas les moyens financiers de prendre la fuite, ses avoirs ayant été gelés. Ces arguments ont été réfutés par la juge qui a estimé notamment que la gravité des charges de crimes contre l'humanité dont est soupçonné M. Gbagbo et la durée de la peine de prison encourue sont "une incitation à la fuite". Il existe en Côte d'Ivoire "un réseau important et bien organisé de supporteurs politiques de M. Gbagbo", qui a également des "contacts politiques" à l'étranger", souligne par ailleurs la juge. Ce réseau de soutien a réussi à ce que plus de 140.000 appels téléphoniques soient adressés à la Cour sur une courte période en décembre 2011", précise-t-elle. "Le risque existe que M. Gbagbo utilise les moyens que son réseau de soutien pourrait lui fournir pour prendre la fuite", estime la juge. Premier ex-chef d'Etat remis à la CPI, Laurent Gbagbo est soupçonné par la CPI d'être "co-auteur indirect" de crimes contre l'humanité commis pendant les violences post-électorales de 2010-2011. Son refus de céder le pouvoir à son rival élu, l'actuel président Alassane Ouattara, avait plongé le pays dans une crise qui avait fait 3.000 morts. L'audience de confirmation des charges pesant contre l'ancien président ivoirien, préalable à la tenue d'un éventuel procès, débutera le 13 août.
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