Le Gouvernement ivoirien oppose une fin de non-recevoir aux revendications sociales des syndicats du secteur public.
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Le Gouvernement ivoirien oppose une fin de non-recevoir aux revendications sociales des syndicats du secteur public.

Le Gouvernement ivoirien oppose une fin de non-recevoir aux revendications sociales des syndicats du secteur public.

Frédéric Goré-Bi/RTIinfo | Lu 1462 fois | Publié Il y a 16 jour(s)

Le Gouvernement a décidé hier mercredi 28 novembre en Conseil des Ministres, d’opposer une fin de non-recevoir aux revendications sociales des syndicats. Il entend également, selon son porte-parole, Sidi Tiémoko Touré, Ministre de la Communication et des Médias, "procéder à la suspension du bénéfice des acquis de la trêve sociale pour tous les secteurs de la fonction publique dont les syndicats d’agents ne respectent pas leurs engagements et qui abusivement lancent des mots d’ordre de grève et perturbent le bon fonctionnement des services publics".

« Le gouvernement a adopté une communication relative à la situation des revendications sociales dans le secteur public », a déclaré Sidi Tiémoko Touré, au cours du compte rendu du conseil des ministres. Continuant sur sa lancée, Sidi Touré a fait savoir que cette communication portait sur «  la résurgence des grèves et des menaces de grèves relatives à des revendications syndicales à caractère financier dans le secteur de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, de l’administration du territoire et des ressources halieutiques ». « Et cela en dépit de la signature du protocole d’accord portant trêve sociale en date du 17 août 2017 entre l’Etat ivoirien et l’ensemble des acteurs sociaux de la fonction publique », a-t-il déploré.

Pour le ministre Sidi Touré, « le gouvernement dans le souci d’améliorer les conditions de vie des fonctionnaires a procédé au déblocage des salaires depuis 2014 et a pris la décision de payer à 100% les mesures actées qui étaient partiellement payées depuis 2009 ».

Sidi Tiémoko Touré estime ces efforts du gouvernement à respecter ses engagements vis-à-vis des fonctionnaires à 200,8 milliards de francs CFA.

« Bien qu'ayant bénéficié de tous ces avantages du protocole d’accord portant trêve sociale notamment le paiement du stock des arriérés, la bonification indiciaire, certains syndicalistes entendent remettre en cause des clauses de ladite trêve dans laquelle, ils se sont engagés de façon claire et sans ambiguïté » a protesté le porte-parole du gouvernement qui a également fait savoir que le gouvernement trouvait ces grèves ou préavis de grève totalement illégaux au regard des dispositions de la loi N° 92-571 du 11 septembre 1992, fixant les modalités de la grève dans les services publics et des articles 3 et 5 du protocole d’accord portant trêve sociale signé le 17 août 2017.

« Devant cette situation, sans toutefois rompre la voie du dialogue, le conseil des ministres a décidé de jouer la carte de la fermeté en rejetant en bloc toutes les revendications à caractère financier », a affirmé Sidi Touré qui a ajouté que « l’Etat a décidé d’appliquer des dispositions légales et règlementaires par la suspension du bénéfice des acquis de la trêve sociale à tous les syndicats d’agents qui vont perturber par l’observation des grèves qui pourront éventuellement gêner la bonne marche des services publics ».

Il faut rappeler que cette décision du gouvernement fait suite à plusieurs grèves dont celle des agents du secteur de la santé menée du 05 au 09 novembre par la Coordination des centrales syndicales du secteur de la santé (Coordi Santé).

 

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