Bouna : Dans l’univers des mères de famille qui suivent les cours du soir (reportage)
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Bouna : Dans l’univers des mères de famille qui suivent les cours du soir (reportage)

Bouna : Dans l’univers des mères de famille qui suivent les cours du soir (reportage)

AIP | Lu 2342 fois | Publié

Des nombreuses femmes au foyer, mères de famille à Bouna et qui reprennent le chemin de l’école, à travers les cours du soir de la ville, tentent malgré les charges liées à leur statut, de concilier vie conjugale et études et ce, en faisant preuve de courage

Dès 19h, on les  voit quitter leurs différents domiciles et converger vers les salles de classe, toutes, à la recherche du savoir. Ces femmes, élèves aux cours préparatoires (CP), cours moyens (CM) ou en encore au cours secondaires s’installent dans leurs classes respectives et suivent sans complexe et en toute humilité, les enseignements dispensés.

Si pour certaines, c’est la toute première fois de découvrir l’univers de l’école, pour d’autres, c’est la poursuite des études qui avaient été auparavant interrompues à la suite d’évènements survenus à une période du cursus scolaire.

En dépit des charges conjugales que celles-ci sont sensées gérer au quotidien, c’est avec courage et de détermination qu’elles parviennent dans la majorité des cas à allier dans la mesure du possible foyer et cours.

« Ce n’est pas du tout facile, nous finissons souvent tard dans la nuit, mais si ton mari  te soutient, ça va or ce n’est pas tous les hommes qui acceptent cela », souligne une ménagère âgée de 27 ans en classe de cinquième.

« Souvent même avec les travaux de la maison, nous allons aux cours avec une grande fatigue. Et la-bas, nous somnolons très souvent en plein cours », indique pour sa part, Yao Caroline, la trentaine révolue, en classe de troisième et mère d’un enfant.

Pour nombreuses d’entre elles, l’école est l’unique opportunité à saisir pour accéder à une émancipation réelle et aboutir à la réalisation d’un rêve d’enfance à savoir obtenir le diplôme tant souhaité pour ainsi glaner un emploi stable en vue d’une autonomisation et d’une considération sociale.

« Nous pensons qu’il n’est jamais trop tard pour apprendre et pour mieux faire. Et pour moi, l’école c’est la chose la plus importante de la vie », a tenu à préciser dame Diabagaté Adjaraba, quinquagénaire et élève au cours préparatoire deuxième année (CP2).

Devant cette volonté âpre affichée par ces femmes, ce sont des époux compréhensifs qui  » prennent le relais » pendant l’absence de leur femme comme l’indique M. Kambou.  »Quand elle part pour les études, c’est qu’elle a fini l’essentiel des travaux. Moi j’étudie avec les enfants et je veille après à ce qu’ils dorment. Puis elle, j’attends son retour ».

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