Les populations de Bondoukou sensibilisées contre la fuite de l’anacarde dans les pays limitrophes
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Les populations de Bondoukou sensibilisées contre la fuite de l’anacarde dans les pays limitrophes

Les populations de Bondoukou sensibilisées contre la fuite de l’anacarde dans les pays limitrophes

AFP | Lu 958 fois | Publié

Une mission de la direction générale des douanes s’est rendue, jeudi, à Bondoukou (Nord-est, région du Gontougo) pour sensibiliser les populations contre la fuite de l’anacarde dans les pays limitrophes.

Cette délégation conduite par le directeur général des douanes, le colonel-major Dah Pierre vise à interpeller les acteurs de la filière anacarde sur l’urgente nécessité  de mettre un terme définitif à la fuite de la noix de cajou qui gangrène dangereusement l’économie ivoirienne.

Selon Dah Pierre, la fuite de l’anacarde a des effets négatifs sur l’économie ivoirienne et empêche la mise en œuvre de certains projets d’investissement, contrairement aux pays limitrophes qui connaissent un essor économique grâce, en partie, à la noix de cajou provenant de la Côte d’Ivoire.

Le directeur général  a invité les acteurs de la filière à revenir au civisme fiscal qui contribue à générer des ressources financières, permettant de faire de nombreuses réalisations au profit des citoyens ivoiriens.

« Le civisme  consiste à dire j’aime la Côte d’Ivoire, c’est ce que j’ai de plus cher et tous les actes que je pose, doivent concourir à magnifier, à fortifier la Côte d’Ivoire. Car, prendre un kilo d’anacarde pour le vendre dans un autre pays, c’est de l’incivisme parce que cela n’est pas autorisé par la loi », a-t-il fait savoir.

Pour le premier responsable des douanes, l’anacarde doit être vendue et doit profiter à la  Côte d’Ivoire en sorte que le pays se modernise. Il a souligné que sa direction est dans une phase de sensibilisation afin de ramener à la raison tous ceux qui posent des actes de nature à fragiliser l’économie ivoirienne.

Selon les statistiques de l’Autorité de régulation du coton et de l’anacarde (ARECA), la fuite de la production ivoirienne de noix de cajou vers les pays limitrophes porte sur plus de 50 000 tonnes. On estime à plus de 17 milliards de francs CFA, la perte financière enregistrée en 2017 par l’économie nationale du fait de cette fuite.

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