Fièvre jaune : Ce que qu’il faut savoir
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Fièvre jaune : Ce que qu’il faut savoir

Fièvre jaune : Ce que qu’il faut savoir

Frederic Goré-Bi/RTIinfo | Lu 3499 fois | Publié

Le Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a annoncé mardi 30 juillet des cas confirmés de fièvre jaune en Côte d’Ivoire, principalement dans le District autonome d’Abidjan, capitale économique du pays. 89 cas, dont un décès, ont déjà enregistrés, selon un communiqué des autorités sanitaires. Quelle est l’origine de cette maladie ? Quel mode de transmission ? Quels sont les symptômes et le traitement adéquat ?

La fièvre jaune est une maladie hémorragique virale aiguë transmise par des moustiques infectés, décrite pour la première fois au milieu du XVIe siècle au Yucatán (Mexique). Le terme " jaune" fait référence à la jaunisse présentée par certains patients. Cette maladie endémique est provoquée par un virus appelé "virus amaril", dont certaines formes graves peuvent entraîner la mort. La fièvre jaune touche plusieurs parties du monde entier, notamment l’Afrique, l’Amérique du Sud et l’Amérique Centrale.

Mode de transmission


Le virus de la fièvre jaune est transmis à l’homme par la piqûre de moustiques appartenant aux genres Aedes et Haemagogus. Il infecte également des singes en forêt où persiste un cycle moustique-singe-moustique auquel l’homme peut occasionnellement s’ajouter, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Les symptômes et le diagnostic de la fièvre jaune


La fièvre jaune se manifeste généralement et typiquement par la fièvre, des frissons, des douleurs musculaires, des maux de tête, des vomissements... Et cela près une incubation d’une semaine. Dans les formes graves, au bout de trois jours, une rémission passagère précède l’apparition d’un syndrome hémorragique avec vomissement de sang noirâtre, d’un ictère qui donne son nom à la maladie et de troubles rénaux (albuminurie). La mort survient alors dans 50 à 80% des cas, après une phase de délire, de convulsions, suivie d’un coma.


Pour l’OMS, la fièvre jaune est difficile à diagnostiquer, surtout à un stade précoce. Dans sa forme plus sévère, on peut la confondre avec le paludisme grave, la leptospirose, l’hépatite virale (surtout les formes fulminantes), d’autres fièvres hémorragiques, d’autres maladies à flavivirus (comme la dengue hémorragique) ou une intoxication. Les tests sanguins (RT-PCR) permettent parfois de détecter le virus à un stade précoce de la maladie. Aux stades plus tardifs, il faut procéder à des tests pour identifier les anticorps (ELISA et PRNT).


Le traitement


Il n’existe aucun traitement spécifique contre la fièvre jaune. Hormis la prévention par vaccination, les seules armes pour combattre la maladie une fois qu’elle a été contractée sont le repos, la réhydratation et l’administration de médicaments visant à limiter la fièvre, les vomissements et la douleur.

Les voyageurs qui prévoient visiter la Côte d'Ivoire, zone à risque, doivent recevoir le vaccin contre la fièvre jaune au moins 10 jours avant de voyager, suivre des mesures pour éviter les piqûres de moustiques et être avertis des symptômes de la fièvre jaune. Cependant, il faut savoir que toutes les formes curables entraînent une immunité à vie.


Cas de fièvre jaune en Côte d’Ivoire


Depuis les deux dernières décennies, la Côte d’Ivoire a connu deux épidémies de fièvre jaune, notamment à Abidjan en 2001 et 2008, indique l’Institut National d’Hygiène publique (INHP). Celle de 2019 est donc la troisième du genre.


En plus de la Côte d’Ivoire, plusieurs autres pays africains sont en proie régulièrement à des épidémies de la fièvre jaune, ce qui fait de l’Afrique, le continent le plus touché, avec 95% des cas recensés dans le monde. La fréquence des épidémies et des cas isolés a régulièrement augmenté au cours de ces dernières années, notamment au Mali et au Soudan en 2005, en Angola et en République démocratique du Congo en 2016 (où des campagnes de vaccination d’urgence ont été mises en place).

L’OMS estime chaque année à 200 000 le nombre de cas de fièvre jaune et à 30 000 le nombre de décès dus à cette maladie dans le monde.

Frédéric Goré-Bi

Source : https://www.pasteur.fr

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