Deux femmes sur trois ont pratiqué l’avortement clandestin ces trois dernières années à Soubré et Méagui (Etude)
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Deux femmes sur trois ont pratiqué l’avortement clandestin ces trois dernières années à Soubré et Méagui (Etude)

Deux femmes sur trois ont pratiqué l’avortement clandestin ces trois dernières années à Soubré et Méagui (Etude)

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Deux femmes sur trois soit 65,96% de femmes ont pratiqué l’avortement clandestin ces trois dernières années selon une étude socio-anthropologique menée dans les districts sanitaires de Soubré et de Méagui par l’équipe du Pr Francis Akindès de la Chaire Unesco de l’université Alassane Ouattara à Bouaké.

D’après cette étude, 63,83% d’entre elles ont effectué leur avortement avant l’âge de 20 ans.

Cette forte prévalence aux avortements s’inscrit dans un contexte marqué par la précarité socio-économique et l’usage aléatoire des moyens de contraception, indique-t-on.

Les facteurs qui amènent à la prise de décision d’avorter ont été identifiés par cette étude, à savoir, la disponibilité de compétence pour la réalisation des avortements, le  sentiment de culpabilité lié à la peur de la réaction du père et les représentations sociales autour des grossesses rapprochées.

En outre, l’incapacité des jeunes filles à assumer leur désir d’être parents en raison du déni de la grossesse par l’auteur et la volonté de maintenir le lien social avec leur famille constituent un autre facteur de ce fléau.

Ces données ont été collectées dans les districts sanitaires de Soubré et de Méagui, du 22 avril au 10 mai 2019, auprès de 87 personnes, dont 47 femmes ayant déjà pratiqué un avortement sur ces trois dernières années, 14 prestataires de santé et 15 acteurs ayant une influence dans la trajectoire des femmes.

La restitution des résultats de cette étude, réalisée du 22 avril au 27 juin, a été organisée, le 03 septembre, dans les locaux du programme PAC-CI sis au Centre Hospitalier universitaire (CHU) de Treichville. L’ ONG internationale “Médecins du Monde” (MdM ) engagée en faveur de l’accès à la Santé sexuelle et reproductive (SSR) est l’initiatrice de cette rencontre.

Le Centre population et développement de Paris (CEPED) a participé à la mise en œuvre de cette étude financée par « Amplify Change ».

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