12 Février - Journée mondiale de l'enfant soldat
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12 Février - Journée mondiale de l'enfant soldat

12 Février - Journée mondiale de l'enfant soldat

RTI avec l\'UNICEF | Lu 1018 fois | Publié

Le 12 février marque la Journée internationale des enfants soldats. On estime à environ 250 000 le nombre d’enfants soldats dans le monde. Ces enfants ne sont pas enrôlés dans le seul but de combattre, ils sont aussi victimes de violences. Cette journée est également l’occasion de faire le point sur les droits de l’enfant. Cette journée est aussi un moment privilégié pour se sensibiliser à cette problématique mondiale et pour poser des gestes de solidarité envers les enfants soldats.

Mais qu’est-ce qu’un enfant-soldat? Selon l’UNICEF, un enfant-soldat c’est : Une personne, garçon ou fille, âgée de moins de 18 ans Cette personne est membre d’une armée gouvernementale ou d’un groupe armé (quel que soit son rôle au sein de l’organisation) Elle est recrutée de manière volontaire ou forcée Cette définition est très large. L’enfant-soldat n’est pas seulement celui qui se bat en se servant d’une arme. Il peut aussi être « un combattant, un mineur, un démineur, un éclaireur, un espion, un porteur, un garde, une sentinelle, un cuisinier, un esclave domestique ou sexuel, etc. »[1] Le phénomène des enfants-soldats a de quoi étonner et choquer mais il est loin d’être nouveau. En fait, il existe depuis des centaines d’années : ils étaient déjà recrutés, à Spartes, au IVe siècle avant Jésus-Christ. Au Moyen-Âge, les futurs chevaliers commençaient leur entraînement militaire dès l’âge de 7 ans. Par contre, le phénomène a pris beaucoup d’ampleur depuis les années 1990 avec l’arrivée massive des armes légères dans les zones de conflits. Ces armes, comme leur nom l’indique, s’avèrent très légères comparativement aux armes conventionnelles et elles peuvent être facilement manipulées par des enfants de 10 ans ou moins. Qu’est-ce qui pousse les organisations armées à utiliser des enfants-soldats? Les enfants-soldats sont nombreux, vulnérables, dociles et facilement remplaçables Ils ne coûtent pas cher en nourriture Ils sont très agiles sur les terrains difficiles Ils paraissent inoffensifs et donc sont de bons espions Ils aident à regarnir les rangs des armées lorsque les conflits s’éternisent Pour toutes ces raisons, des groupes armés d’Asie, d’Afrique, d’Europe, d’Amérique du Sud et du Moyen-Orient enrôlent des enfants volontairement ou de force. En 2007, sur les 250 000 enfants-soldats dans le monde, il y en avait 10 000 en Colombie, 20 à 30 000 en République démocratique du Congo et 70 000 au Myanmar. Les enfants soldats se font littéralement voler leur enfance et leur droit d’être éduqués. Selon Amnistie internationale, « les témoignages abondent d’enfants que l’on a drogués avant de les envoyer au combat, en plus d’être la plupart du temps victimes d’abus et d’actes d’une grande brutalité. Aussi, les filles sont souvent utilisées à des fins sexuelles; elles sont généralement attribuées à un chef et parfois victimes de viols collectifs. » On peut donc facilement imaginer qu’ils et elles en garderont des séquelles psychologiques et physiques permanentes. Deux sénateurs des États-Unis ont récemment déposé un projet de loi : The Child Soldier Prevention Act 2007. S’il était adopté au Congrès américain, les États-Unis devraient cesser de fournir leur assistance militaire aux pays qui utilisent des enfants-soldats dans leurs conflits. À l’heure actuelle, les États-Unis appuient ces groupes par du matériel ou du soutien technique.
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