Côte d’Ivoire : un enfant sur dix meurt avant l’âge de cinq ans, selon la Représentante de l’UNICEF
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Côte d’Ivoire : un enfant sur dix meurt avant l’âge de cinq ans, selon la Représentante de l’UNICEF

Côte d’Ivoire : un enfant sur dix meurt avant l’âge de cinq ans, selon la Représentante de l’UNICEF

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La Représentante résidente du Fonds des Nations-Unis pour l’enfance (UNICEF), Adèle Khudr a révélé mercredi à Abidjan qu’un enfant sur 10 en Côte d’Ivoire meurt avant l’âge de cinq ans.

« Les enfants ont beaucoup souffert de la décennie de crise sociopolitique qu'a traversée la Côte d'Ivoire (…), aujourd'hui même, un enfant sur 10 en Côte d'Ivoire meurt avant d'atteindre l'âge de cinq ans », a déploré la Représentante pays de l'UNICEF en Côte d'Ivoire, qui parrainait la cérémonie d'ouverture de la 5è édition du Festival Ciné Droit Libre autour du thème : « le droit des enfants ». Cette cérémonie tenue à l'Institut Goethe à Abidjan-Cocody et qui a coïncidé avec la célébration de la journée internationale de l'enfant a été également un prétexte pour Mme Khudr pour dénoncer que « 2,8 millions d'enfants en Côte d'Ivoire n'ont pas d'actes de naissance sur une population de 22 millions d'habitants. C'est trop ». Le Festival Ciné Droit Libre est un événement culturel alliant cinéma et engagement pour la promotion des droits humains et de la liberté d'expression. C'est un cadre où sont projetées les productions cinématographiques engagées qui dénoncent les maux de la société et font généralement l'objet de sabotage et de censure de la part des autorités dans les pays africains. Le Coordonnateur de Ciné Droit Libre Abidjan, Yacouba Sangaré, a confié à l'APA en marge de cette manifestation, que « la vocation du festival est de faire la sensibilisation sur les droits humains à travers le cinéma ». « Son principe est simple. On projette un film et juste après, on fait un débat », a expliqué, Yacouba Sangaré qui soutient que ce festival est une plate-forme d'expression aux « films engagés, aux films censurés, aux films qui n'ont toujours pas l'occasion d'être diffusés sur les chaînes de télévision ou dans les festivals classiques ». Au cours de cette édition, des projections de films sont prévues à Adjamé Grand bloc et au Groupe scolaire Jean Délafosse (Centre d'Abidjan), au Lycée Jeunes filles de Yopougon et au terrain Zébier, à l'Ouest d'Abidjan, à la mairie d'Abobo et village SOS d'Abobo (Nord d'Abidjan) et à la mairie de Treichville (Sud d'Abidjan) et enfin à l'institut Goethe. Plusieurs sujets seront traités lors des échanges après chaque projection notamment le travail des enfants, l'excision, la mauvaise gouvernance. Deux séances de formation sur « l'usage de la vidéo et des outils Web pour la promotion des droits humains » seront dispensées à l'attention des organisations non gouvernementales de promotion des droits de l'homme. Cela permettra de former des jeunes cadreurs ou des activistes des droits de l'homme pour en faire de vrais reporters d'images. A la clôture du Festival dont l'apothéose est prévue samedi sur l'ancien site de la mairie de Cocody (Est d'Abidjan), se fera le lancement des Oscars pour distinguer les promoteurs des droits humains. La précédente édition a eu lieu du 21 au 24 novembre 2012 à Abidjan. Samir Benchikh (France), réalisateur de « Sababu, l'espoir », Jean-Pierre Bekolo (Cameroun), réalisateur de « Le Président », Smockey (Burkina Faso), chanteur engagé et héros de «Les Etats-Unis d'Afrique » et Gideon Vink (Pays-Bas), réalisateur de « L'ombre de Black » sont les principaux invités de Ciné Droit Libre 2013 à Abidjan. La cérémonie d'ouverture a notamment enregistré la présence de l'Ambassadeur du Canada en Côte d'Ivoire, Chantal Varrenes, la Représentante de l'Ambassadeur de France en Côte d'Ivoire, et la Représentante de l'Ong Save the Children. Institué en Côte d'Ivoire en 2008, le Festival Ciné Droit Libre est une initiative de l'association Semfilms Burkina qui s'est donné pour objectif principal de défendre et de promouvoir les droits humains et la liberté d'expression à travers l'image. Depuis 2003, Semfilms Burkina organise dans ce sens plusieurs activités comme le festival de films Ciné Droit Libre, la production des films documentaires, des concerts et autres événements autour des droits humains. Le Festival Ciné Droit Libre a été créé en 2004 au Burkina Faso par l'association Semfilms avec l'objectif de promouvoir et de défendre les droits humains ainsi que la liberté d'expression en Afrique. Sa formule de film-débat connait un franc succès, non seulement à Ouagadougou, mais aussi à l'intérieur du Burkina et dans d'autres capitales africaines comme Abidjan, Dakar et Nairobi.
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