L’accès et le partage des ressources génétiques au cœur d’un atelier
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L’accès et le partage des ressources génétiques au cœur d’un atelier

L’accès et le partage des ressources génétiques au cœur d’un atelier

Williams Fian (Stagiaire) | Lu 1949 fois | Publié

Un atelier sur l'accès et le partage des avantages issus de l’exploitation des ressources génétique (APA) réunit à Abidjan, des organisations de la société civile et des experts du domaine ce jeudi 9 Janvier.

"Nos ressources s’amenuisent de jour en jour et nos connaissances traditionnelles y relatives sont utilisées sans notre accord. Les cas de la bio-piraterie sur la feuille d’attiéké ou thaumatococcus danielli en Afrique de l’ouest, le riz basmati de l’Inde et le haricot jaune du Mexique constituent des exemples forts éloquents", ces mots de Nasséré Kaba, directrice de cabinet du ministre de l’environnement, de la salubrité urbaine et du développement durable, traduisent un constat clair sur la bio-piraterie, l’exploitation illégale des ressources génétiques et biologiques dans le monde. Et la Côte d’Ivoire n’est pas épargnée d’où la tenue de cet atelier d’information destiné à toutes les composantes de la société ivoirienne. Il s’agit d’informer l’opinion nationale notamment sur un projet pour un plan national en vue de l’accès et le partage des avantages issus de l’exploitation des ressources génétique (APA). Développé par le Programme des Nations Unies pour l’environnement, le projet dont bénéficie la Côte d’Ivoire, est financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) à hauteur de 15 millions de francs cfa. La réaction face à la bio-piraterie est devenue mondiale et ce par la ratification en 2010 du protocole de Nagoya qui vise à lutter contre le phénomène. Et la convention veut "Le partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques et l’augmentation de la sécurité juridique", a tenu à préciser Aminata Koné Bakayoko, Point Focal Opérationnel FEM Côte d’Ivoire. C’est donc un sujet crucial sur lequel planche les participants à l’atelier. Et au sortir du présent atelier ceux-ci "Souhaitent avoir un pouls de dix personnes pour constituer un comité de réflexion sur l’accès et le partage des avantages issus des ressources génétiques (APA)", a confié Véronique Alaki Koffi Amari, Point Focal Côte d’Ivoire du Protocole de Nagoya sur l’APA. En termes d’impact sur le développement, la bio-piraterie est un obstacle important au vu des frais liés à l’utilisation des ressources une fois expropriées. La Côte d’Ivoire a donc tout à y gagner.
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