Bio-piraterie : La Côte d’Ivoire menacée !
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Bio-piraterie : La Côte d’Ivoire menacée !

Bio-piraterie : La Côte d’Ivoire menacée !

Williams Fian (Stagiaire) | Lu 4888 fois | Publié

La bio-piraterie, exploitation illégitime des ressources biologiques et des connaissances traditionnelles se positionne en obstacle au développement. La Côte d'Ivoire est exposée. Plusieurs pays dont la Côte d'Ivoire en sont victimes.

"Les pays en développement concentrent sur leurs territoires environ 80% des ressources génétiques mondiales. Nous sommes donc les principaux dépositaires de ressources biologiques dans le monde", dit Nasséré Kaba, du ministère de l’environnement, de la salubrité urbaine et du développement durable sur la question de l’impact négatif de la bio-piraterie sur les pays en développement. La bio-piraterie, se caractérise par l'absence d’une reconnaissance vis-à-vis des véritables propriétaires des espèces végétales c'est-à-dire les États ou encore les communautés traditionnelles. Cette expropriation est souvent le fait d’entreprises privées ou de centres de recherche, exploitant ces ressources sans autorisation préalable. La ressource génétique joue depuis toujours un rôle important dans l'agriculture, l'élevage. Les gènes provenant des plantes et autres sont utilisés dans divers secteurs. Mais les normes en la matière sont parfois violées, des pays sont expropriées de leurs ressources et contraintes de payer des frais quand ils veulent s’en procurer. Loin d’être une notion abstraite, la bio-piraterie inquiète "Nos pays d’Afrique de l’ouest ont été victimes de la bio-piraterie notamment sur la feuille d’attiéké ", révèle Véronique Alaki Koffi Amari, Point Focal Côte d’Ivoire du Protocole de Nagoya sur l’Accès et le Partage équitable aux Avantages de l’exploitation des ressources génétiques. Pour se défendre, les pays et communautés victimes de la bio-piraterie ont le Protocole de Nagoya sur l'accès et le partage des avantages (APA), convention ratifiée en 2010. Et c’est une bonne nouvelle pour les communautés concernées "Les populations autochtones qui ont un savoir et des connaissances traditionnelles associées les ressources génétiques. Il faut pouvoir préserver les connaissances et leur rétribuer une juste part de l’utilisation de ces ressources et cela c’est pour nos populations rurales mais pour la Côte d’ivoire dans son ensemble", poursuit Véronique Alaki Koffi Amari. la Côte d'Ivoire signataire de cette convention peut dès à présent se lancer dans la lutte contre cet autre phénomène silencieux mais aux effets palpables.
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