Côte d\'Ivoire: 400 ha reclassées dans la forêts d\'Anguédédou.
0
 

Écouter
Côte d\'Ivoire: 400 ha reclassées dans la forêts d\'Anguédédou.

Côte d\'Ivoire: 400 ha reclassées dans la forêts d\'Anguédédou.

Ouattara Lacinan / RTI | Lu 2325 fois | Publié

C\'est en 2005 que 400 hectares sur environ 9000 ha de la forêts d\'Anguédédou dans la zone administrative d\'Abidjan ont été déclassé. Des agents de la Société pour le développement des forêts SODEFOR, entreprise publique chargée de la sauvegarde du patrimoine forestier au sein d\'un syndicat ont mené un lutte contre cette décision catastrophique. Le ministre des Eaux et forêts a pris un arrêté pour reclasser cette forêt. Pour Koffi Yao Georges et ses collègues de la Société pour le développement des forêts SODEFOR , revenir ici est une victoire. 400 ha de couvert forestier ont été détruites en 2005 par la volonté des décideurs politiques conscient de l\'importance de cette denrée rare, mais privilégiant des intérêts individuels. Leur regroupement, le syndicat national des agents conventionnels de la Sodefor Synacos créé en 2005 au sein duquel militent ces agents, a enregistré un succès qui lui vaut une crédibilité. Certains d\'entre eux ont perdu leur vie ou emploi dans ce combat pourtant nécessaire. Aujourd\'hui une société immobilière, après avoir la destruction de la forêt, s\'est implantée. Les propriétaires ou acquéreurs ne pourront pas cependant rêver de dormir sous leur toit à la cité bel Air de Banco. Ces maisons entrant dans les limites de ce couvert forestier seront détruites. L\'arrêté ministériel pris par le Ministre des Eaux et Forêts Nabo clément le 15 mars dernier redéfinit les limites de cette forêt indispensable pour la ville d\'Abidjan avec ses près de 5 millions d\'habitants. Les 400 ha déclassées en 2005 ont commencé à avoir un impact sur l\'environnement et les autres activités. Les eaux pluviales ne s\'infiltrent plus suffisamment. Les stations de pompages ont donc du mal à trouver l\'eau pour alimenter Abidjan et ses environs. Les eaux qui ruissellent occasionnent des dégâts comme des inondations, éboulements et effondrements d\'ouvrages de génie civil. L\'érosion des sols, l\'ensablement des lagunes et des forage d\'eau potable sont à noter. Après cette étape, le syndicat compte aller encore plus loin. Ces hommes et femmes dont l\'emploi dépend de la survie des forêts ivoiriennes, ont pour prochain combat, le reclassement de 23 000 hectares de forêt classée cédé à un individu dans la région d\'Abengourou.
Cet article vous a plu ! Partagez-le maintenant

A lire également

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

En continu

Kigali va accueillir en septembre prochain le sommet sur le changement climatique en Afrique

Des pisciculteurs de la région de Gbêkê formés aux techniques d’utilisation du bloc alimentaire

Les évêques réitèrent leur appel à la paix et à la réconciliation

Le gouvernement veut actualiser la loi relative aux testaments et donations ( Conseil des ministres)

Guinée: Plusieurs opposants interpellés lors des manifestations à l'approche d'un référendum