Cybercriminalité : La France aussi sur les traces des "brouteurs" ivoiriens.
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Cybercriminalité : La France aussi sur les traces des

Cybercriminalité : La France aussi sur les traces des "brouteurs" ivoiriens.

Williams Fian (Stagiaire) | Lu 1363 fois | Publié

Face au phénomène grandissant des arnaqueurs d’Internet appelés en Côte d’Ivoire " brouteurs", la France se met en première ligne de la lutte. Les Français du fait de la proximité linguistique et culturelle avec certains pays ouest africains, sont des "proies" prisées par ces criminels d’Internet.

Au niveau de la police judiciaire française, la question est prise au sérieux à travers un office à la direction centrale de la police judiciaire de Paris. Valérie Maldonado, Chef de l'office cybercriminalité s’est confiée il y a quelques jours à Radio France Internationale. Les enquêtes sont menées avec minutie et donnent des résultats « On va souvent arriver effectivement à des auteurs qui sont hébergés ou qui sont en fait dans les pays d’Afrique de l’Ouest, donc francophones puisque le lien se fait au travers de la langue française. Et pour le coup, la problématique est, une fois identifiée, d’actionner la coopération internationale avec les pays comme le Bénin, comme le Sénégal, tous ces pays comme la Côte d’Ivoire par exemple. », a expliqué Valérie Maldonado à RFI. La Côte d’Ivoire n’est pas à l’abri, les « brouteurs » comme ils sont appelés à Abidjan nagent en terrain bien connu et investi par les pays occidentaux. Seul moment de répit pour eux, le temps de la mise en marche de la machine de la coopération. A Abidjan, la Direction de l’informatique des traces technologiques (DITT) est aussi sur les traces de ces arnaqueurs. Et pour le compte de l’année 2013, ce service relève que le préjudice causé aux victimes de cette arnaque est estimé à 3,6 milliards de FCFA contre 3,3 milliards l’année précédente. Les « brouteurs » progressent clairement. Les "brouteurs" continuent d'investir cybercafés partout dans les quartiers d'Abidjan. Le mal s'étend de plus en plus à l'intérieur du pays. Une chose dont le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la Communication, Bruno Koné est conscient. « Mon département va apporter les moyens supplémentaires à la police afin qu’elle arrive à mettre hors d’état de nuire les cybercriminels » disait Bruno Koné en réponse à la DITT. Mais la lutte contre les « brouteurs est bien engagés avec trois lois sur le commerce électronique, une autre sur la lutte contre la cybercriminalité enfin une sur la protection des données caractère personnel. Des avancées qui ont eu un effet booster sur les actions de police de lutte contre la cybercriminalité (PLCC). En 2013, 552 plaintes et 70 suspects ont été interpellés dont 65 ont été déférés devant le parquet.
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