Un conflit oppose le ministère et les autorités universitaires.
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Un conflit oppose le ministère et les autorités universitaires.

Un conflit oppose le ministère et les autorités universitaires.

Didier N'Doli| d.ndoli@rti.ci | Lu 4272 fois | Publié

Un conflit oppose depuis le début du mois de mars, le ministère de l’enseignement supérieur et les autorités universitaires depuis que la police universitaire installée sur les campus, a commis de graves exactions sur les étudiants.

Dans un communiqué vendredi, le Conseil de l’université Félix Houphouët-Boigny a condamné avec fermeté ces actes de violence "inqualifiables" à l’encontre des étudiants et a décidé de "la suspension" des activités de la police universitaire sur le campus, dans l’attente d’une "solution consensuelle". Quelques jours plus tard, mercredi, le ministère de l’Enseignement supérieur a rejeté la décision du Conseil de l’université, affirmant que seul le gouvernement peut remettre en cause la présence de la police universitaire dans les universités publiques. Ces exactions sur les étudiants ont provoqué un arrêt des cours dans les universités publiques à Abidjan. Début des violences… Les 20 et 21 février, des violences impliquant des étudiants et la police universitaire ont fait des dizaines de blessés dont des cas graves parmi les policiers et dans le rang des étudiants, contraignant les étudiants, puis les enseignants à un arrêt des cours sur les campus Félix Houphouët-Boigny et Nangui-Abrogoua, à Abidjan. La police universitaire) a été sollicitée par le gouvernement pour "assurer l’entretien et la sécurité" des universités publiques rénovées à hauteur de plus de 100 milliards de francs CFA, souligne le communiqué du ministère de l’enseignement. Crise universitaire ou crise politique ? "Tant qu’elle (la police universitaire) sera présente sur le campus les cours ne reprendront pas et, si on n’y prend garde, ce sont toutes les universités et toutes les écoles qui se soulèveront", a menacé mercredi devant la presse un responsable syndical estudiantin, Etienne Assa. Les violences puis l’exigence du retrait de la police universitaire des campus tiennent à un "projet" de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci, pro-Gbagbo), selon le ministère. Cette fédération veut "récupérer et contrôler le campus, avec l’appui affiché d’enseignants et des personnels administratifs et techniques proche de l’ancien régime", ajoute le communiqué. Selon lui, la question de la police universitaire "n’est qu’un prétexte", la crise étant en fait "politique", explique Jeannot Loukou, responsable de la communication de la police universitaire. Il est à noter que le règne de la FESCI entre 1990 et 2011 avait été marqué par un long cycle de violences dans le monde scolaire et estudiantin.
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