\"Le Rio+20 dont nous ne voulons pas\": la société civile rejette le document final
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\"Le Rio+20 dont nous ne voulons pas\": la société civile rejette le document final

AFP | Lu 829 fois | Publié

Plusieurs organisations de la société civile et personnalités ont refusé la déclaration finale que devaient signer vendredi soir les chefs d'Etat et de gouvernement, au terme du Sommet Rio+20, en publiant un texte intitulé "Le Rio+20 dont nous ne voulons pas". Le titre de la déclaration finale est "L'avenir que nous voulons". "L'avenir que nous voulons n'est pas dans le document qui porte ce nom", indiquent la cinquantaine de signataires. "Dans l'avenir que nous voulons, il y a de l'engagement et de l'action, pas seulement des promesses", il y a "l'urgence nécessaire" pour répondre aux crises, "la coopération et l'harmonie avec la société civile et ses aspirations". Outre des ONG comme Greenpeace et le Fonds mondial pour la Nature (WWF), des intellectuels comme Ignacy Sachs, de l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS, Paris), Fabien Cousteau, réalisateur de films sous-marins et petit-fils de l'explorateur Jacques-Yves Cousteau, l'économiste indien Nitin Desai, Marina Silva, ex-ministre de l'environnement du Brésil. Sont signataires aussi Brittany Trifold, qui est montée à la tribune pour s'adresser mercredi aux leaders du monde, lors de la séance d'ouverture du sommet, et Severn Suzuki, qui avait fait de même il y a 20 ans au Sommet de la terre. Le document final est un texte "faible, loin de l'esprit et des avancées réalisées" depuis le Sommet de la terre de 1992, "loin de l'importance et de l'urgence des problèmes auxquels il répond", déclare le texte. "Rio+20 restera dans l'histoire comme une Conférence des Nations Unies qui a offert au monde un texte marqué par de graves omissions qui mettent en danger la préservation et la capacité de récupération socio-environnementale de la planète, ainsi que les droits de l'Homme", affirme le texte. "Nous manifestons notre profonde déception vis-à-vis des chefs d'Etat" qui contrôlaient le travail des négociateurs, et "nous affirmons que la société civile n'approuve ni n'entérine ce document", conclut le texte.
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