Etats généraux de la presse ivoirienne : Cinq commissions pour diagnostiquer les maux
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Etats généraux de la presse ivoirienne : Cinq commissions pour diagnostiquer les maux

Etats généraux de la presse ivoirienne : Cinq commissions pour diagnostiquer les maux

Le Patriote | Lu 920 fois | Publié

Sauf report de dernière minute, les Etats généraux de la presse se tiendront à Yamoussoukro les 12 et 13 juillet prochains. A deux semaines de ce rendez-vous capital pour la presse ivoirienne, les préparatifs vont bon train. Hier après-midi, les membres du Comité scientifique, dirigé par Samba Koné, étaient face aux journalistes, à la Maison de la Presse au Plateau. Il s’agissait, pour eux, de faire un peu le bilan du travail abattu depuis l’installation de ce comité le 24 mai dernier par le ministre de la Communication, Souleïmane Coty Diakité. «Nous avons créé cinq commissions thématiques pour travailler sur les différents aspects », a révélé M. Samba Koné. Lesquelles sont : Pratique professionnelle, formation et conditions d’exercice ; Environnement économique, financier et social ; Commission juridique et réglementation ; Enjeux et défis de la presse à l’ère du numérique ; Régulation et autorégulation. Elles sont conduites respectivement par César Etou, Mam Camara, Me René Bourgoin, David Youant et Mme Payne. «Ces commissions ont rencontré des personnes ressources pour faire l’état des lieux de chaque thématique. Par exemple, la Commission juridique travaille sur la révision de la loi sur la presse », a ajouté le Président de la Commission Scientifique qui est composée, précisera t-il, des représentants de l’ensemble des organisations professionnelles du secteur des médias. «Ces Etats généraux concernent tous les acteurs de la presse», a insisté Samba Koné, histoire de faire comprendre à tous la nécessité de s’y impliquer. A l’issue de ce travail préliminaire, lui et son équipe feront des recommandations « thérapeutiques», qui seront soumis à la sagacité des participants de ces Etats généraux. «Nous avons eu 6 semaines pour faire nos travaux et pendant deux jours nous allons vous soumettre nos recommandations et vous allez dire ce que vous en pensez», a ajouté M. Koné. Pour le Comité scientifique, ces Etats généraux sont plus que nécessaire d’autant que le monde de la presse est en crise. Selon M. Zio Moussa, l’un de ses membres, le nombre de titres a dégringolé de 178 entre 1990 et 1996, à une vingtaine aujourd’hui. Pis, l’ensemble de ces journaux n’écoulent pas plus de 200 000 exemplaires. « Aucun journal ne tire à plus de 30 000 exemplaires», a-t-il appuyé, avant d’ajouter qu’il faut diagnostic ce mal et savoir les raisons de cette mévente de la presse. Enfin, Zio Moussa a préconisé la mise en place d’une structure d’évaluation et de suivi des résolutions qui sortiront de ces Etats généraux de la presse.
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