Les Eléphanteaux mangent les lionceaux
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Les Eléphanteaux mangent les lionceaux

Les Eléphanteaux mangent les lionceaux

Cafonline | Lu 1322 fois | Publié

La Côte d’Ivoire disputera à Marrakech la finale de la CAN U17 Maroc Telecom. En demi-finale, mardi après-midi à Casablanca, elle a éliminé le Maroc par 2 buts à 1. Les Ivoiriens sur l’ensemble de la partie ont mérité leur victoire mais disait leur entraîneur Ibrahima Kamara après la rencontre « si le match s’était prolongé, je ne suis pas sûr qu’ils n’auraient pas égalisé.

Le public venu nombreux suivre les Lionceaux de l’Atlas attendait beaucoup de son équipe. La qualification pour les demi-finales avait provoqué un déclic. Le jeu très délié, fait de passes courtes et mi-longues, de dribbles déroutants, la qualité de plusieurs des éléments du onze national semblaient pouvoir porter l’équipe vers le titre, même si son dernier match, sans enjeu, contre la Tunisie n’avait pas été à la hauteur des précédents. C’est vrai que plusieurs joueurs avaient été laissés au repos et refaisaient leur apparition contre la Côte d’Ivoire. Pour beaucoup les Lionceaux avaient les faveurs du pronostic. Pour le public, c’est certain, mais pas seulement pour eux. Les Ivoiriens n’avaient pas jusque-là présenté leur meilleur visage. « Qui se méfiait de nous, disait en souriant Ibrahima Kamara, on était des tocards ». Seulement l’équipe s’est améliorée au fil des matches, commençant par un nul avec le Congo avant de battre le Nigeria à la dernière minute, puis de partager les points avec le Ghana. Etre dans le carré d’as, c’était déjà un bonus. Etre en finale, c’est inimaginable. Pourtant les Ivoiriens n’ont pas volé leur place. Quand on connaît le scénario élaboré avant le match, « on se donne à fond, on joue tous les ballons, on occupe tous les espaces, on reste sur eux, on les empêche de développer leur jeu », il est évident que Franck Kessie et ses camarades ont rendu une copie parfaite, au moins à la mi-temps. Plus puissants, les Eléphanteaux avaient suivi les consignes à la lettre si bien que par moments le spectateur avait l’impression d’assister à un match entre deux équipes n’appartenant pas à la même catégorie. A la pause, les Eléphanteaux avaient fait la différence. Deux buts, le premier sur une très belle frappe croisée du grand attaquant Chris Bedia à la 31e minute, le deuxième, huit minutes plus tard, sur une belle reprise de Dogbole Niangbo. Les Marocains n’en menaient pas large. Ils avaient commis de fautes inhabituelles et n’avaient jamais réussi la meilleure manière de faire front à cette sorte de rouleau qui déferlait inexorablement dans son camp. Étrangement la possession de balle ne reflétait pas l’impression des tribunes, 52% en faveur des Ivoiriens mais 7 tirs dont 4 cadrés contre 2 tirs au but et 1 seul cadré. Les Marocains, encouragés par un public composé pour beaucoup de jeunes adolescents qui criaient et chantaient avec l’espoir de voir les Lionceaux sortir leurs griffes, conscients qu’il fallait faire plus et mieux, sortirent de leur coquille mais c’était difficile, très difficile, les Éléphanteaux ne desserrant pas l’étreinte. Mais , petit à petit, la tendance s’inversa, les Marocains se montrant plus pressant sans être réellement très menaçants pour le gardien Diagbate. A l’heure de jeu, les Ivoiriens ne furent pas loin d’inscrire un troisième but, la tentative de Parfait Begbin trouvant la transversale pour interrompre sa course. Cinq minutes plus tard, les Marocains se remirent à y croire après un penalty transformé par Walid Sabbar. A 2-1, les hommes d’Abdellah El Idrissi engagèrent toutes leurs forces dans la bataille mais les Eléphanteaux faisaient front te au moment du coup de sifflet final ils bondirent de joie. Personne n’avait cru en eux et ils se retrouvaient en finale. Jusque-là la télévision n’avait diffusé aucun match de cette équipe. Sans doute le fera-t-elle pour la seule finale que la Côte d’Ivoire livrera samedi soit contre le Nigeria, soit contre la Tunisie. Quel que soit son adversaire l’Eléphant après le Lion devra résoudre le problème de l’Aigle. Assistera-t-on à une finale cent pour cent ouest-africaine comme à la CAN en Afrique du Sud ou à une confrontation nord-sud. Les Ivoiriens ne semblaient pas particulièrement intéressés par le nom de leur rival pour le titre. C’est toujoors lorsqu’on ne les attend pas que les Eléphants ou Eléphanteaux répondent présents.
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