Burkina Faso: le Président et le Premier ministre retenus de force par la garde présidentielle
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Burkina Faso: le Président et le Premier ministre retenus de force par la garde présidentielle

Burkina Faso: le Président et le Premier ministre retenus de force par la garde présidentielle

Youssoufi Mariko avec RFI | Lu 4929 fois | Publié

Des militaires du RSP, la garde présidentielle burkinabè, ont fait irruption lors du conseil des ministres qui se tenait ce mercredi au palais présidentiel, à Ouagadougou. Le président de transition, Michel Kafando, et le Premier ministre Isaac Zida, sont retenus de force par ces militaires, qui se sont retranchés dans le palais présidentiel.

 

La situation est encore confuse, au palais de Kosyam, le siège de la présidence à Ouagadogou. Des militaires ont investi les lieux ce mercredi en fin d’après-midi. Il s’agit de membres du RSP, la garde présidentielle burkinabè, qui ont fait irruption en plein conseil des ministres. Ils auraient désarmé les soldats en fonction sur les lieux, confisqué les téléphones des ministres et fermé le portail du palais.

Impossible de savoir ce qu’il se passe à l’intérieur. Le président de transition, Michel Kafando, et son Premier ministre Isaac Zida, ainsi que plusieurs membres du gouvernement, sont aux mains de ces soldats de la garde présidentielle. Aucune revendication n’a pour l’instant été émise par ce groupe de militaires. On ignore les motivations de ces soldats.

Les relations sont difficiles entre le Premier ministre Isaac Zida, pourtant issu de l'armée, et les hommes du Régiment de la sécurité présidentielle. Plusieurs crises - en décembre, en février et en juin - ont opposé Zida à ses anciens camarades. Et cette intervention des militaires intervient alors que, ce lundi, la commission de réconciliation et de réformes mise en place durant la transition a rendu son rapport, qui préconise notamment la dissolution du RSP. Y'a-t-il un rapport avec ce rapport? Pour l'instant, il est encore difficile de le dire puisque l'on ne connaît pas les motivations des soldats qui ont investi le palais de la présidence.

Cette intervention des militaires du RSP intervient également à quelques semaines seulement de l’élection présidentielle et des législatives, prévues le 11 octobre prochain dans le cadre du processus de transition, entamé après la chute de Blaise Compaoré, le 31 octobre 2014, après 27 années à la tête du pays.

 
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