Sport / Francine Ntsama (handballeuse camerounaise) : « la Côte d’Ivoire m’a adoptée »
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Francine Ntsama (handballeuse camerounaise) : « la Côte d’Ivoire m’a adoptée »

APA | Lu 4797 fois | Publié Il y a 17 jour(s)

Ex-internationale camerounaise de handball, Francine Ntsama qui a fait les beaux jours des clubs ivoiriens de handball de l’Africa, de Rombo et de l’As Tanda affirme que la Côte d’Ivoire l’a « adoptée ».

La Lionne n’a rien perdu de son légendaire sourire qui cache mal une légère « timidité ». Rencontrée au palais des Sports de Treichville, lors du championnat d’Afrique des clubs, Francine Ntsama (39 ans) toujours, disponible,  raconte un pan de sa vie sportive en Côte d’Ivoire où elle est arrivée en 2005.

« La Côte d’Ivoire ? Ce pays m’a adoptée », dit-elle, évacuant l’épisode avec l’Africa Sorts du temps du président de la section handball, Sébastien Zéhi. « C’est du passé ! Je me sens très bien dans ce pays », insiste l’ex-sociétaire de CNPS (Caisse nationale de prévoyance sociale) et du Tonnerre de Yaoundé.

Après un an et demi avec l’Africa Sports, Francine Ntsama qui joue latérale, est enrôlée en 2007 par le Rombo de Toumodi du président Dicko Souleymane. « Nous formions une bande joyeuse de copines et cela se ressentait sur le terrain », se rappelle-t-elle.  

Avec l’équipe du Rombo, Francine Ntsama remporte une médaille de bronze au championnat des clubs à Casablanca au Maroc, en 2009. Plusieurs fois championne de Côte d’Ivoire sous les couleurs du Rambo,  elle garde un souvenir intarissable de ce club.

« J’étais déjà internationale au Cameroun avant d’arriver ici. Mais au Rambo comme je l’ai dit, on formait une famille. Et sur le terrain, notre leitmotiv c’était la victoire. Notre solidarité constituait l’atout majeur du club », raconte Francine Ntsama qui a terminé sa carrière sportive à l’As Tanda, club avec lequel « j’ai remporté la coupe nationale de handball en 2015 ».

Depuis, la talentueuse et fougueuse handballeuse a raccroché les paires de tennis. « On vieillit là. Il faut laisser la place aux plus jeunes », admet-t-elle  souriante. « Je suis installée à Abidjan où je travaille dans une boite et je m’occupe parallèlement de mes affaires », dévoile Francine Ntsama soutenant que le handball lui a ouvert « des portes dans la vie active ». Cependant, elle n’a pas totalement rompu avec cette discipline.

« Non, si je ne joue plus au haut niveau, je mets mon expérience au service d’un club qui m’a fait appel pour faire partie de son encadrement technique », indique Francine comme on l’appelle dans le milieu.

Sur la compétition qui vient de fermer ses portes, Francine Ntasama fait observer que « le public n’a pas  vraiment répondu. En son temps, le Palais des Sports était rempli à craquer. Le public a boudé la compétition ».

« Au plan sportif, le niveau chez les filles a un peu baissé par rapport aux années antérieures. En dehors du Primero qui tient la route et à un degré le Petro qui est loin du Petro d’avant (c’est presque le jour et la nuit) mais au moins, il y a la relève en Angola par rapport à nous », soutient-elle.

Selon elle, il y a « beaucoup de travail à faire au niveau des équipes ivoiriennes  qui sont en baisse. Il faut que les gens s’attèlent à relever le niveau des joueuses ivoiriennes », conseille l’ex-internationale camerounaise qui relève « le manque de préparation des clubs ivoiriens pour ce tournoi  qui se voit sur le parquet pendant les matches» .

« Il y a également le facteur chance. Quand on voit une équipe de Bandama HBC perdre sur un point chaque fois, la chance a fui les Ivoiriennes aussi », ajoute Francine Ntasama selon qui « Primero d’Agosto et Zamalek, les vainqueurs de ce tournoi sont de grands et beaux champions ».

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