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Devant au score, le PSG a sombré en fin de match face au Real Madrid et se met en danger pour une qualification

Francefoot | Lu 2278 fois | Publié

Devant au score grâce à un but de Rabiot après la demi-heure, le PSG s'est effondré dans les dix dernières minutes encaissant deux buts (3-1). Cristiano Ronaldo a inscrit un doublé. Le Real Madrid se met en bonne position pour une qualification en quarts de finale de la Ligue des champions. Match retour le 6 mars prochain.

Des regrets parisiens après 45 minutes

On l'attendait tellement. Et dès l'hymne, toujours aussi magnifique, de la Ligue des champions, on savait qu'une grande partition de football allait se jouer sous nos yeux. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il n'y a pas eu de round d'observation. D'emblée, le Real mettait le PSG sous pression en exerçant un pressing très haut (trois corners en cinq minutes). Avec les premières opportunités (demi-volée de Ronaldo à côté, sauvetage de Marquinhos sur Marcelo, arrêt d'Areola sur Kroos), mais un PSG qui ne paniquait (presque) pas. Après cette première vague, Paris sortait enfin de sa coquille. Avec un Neymar au départ de toutes les meilleures actions. Bien soutenu par Berchiche, le Brésilien faisait tourner la tête de Nacho, mais oubliait à deux reprises ses partenaires, mieux placés que lui dans la zone de vérité. On repense par exemple à ce 2 contre 4 bien mal négocié par l'ancien du Barça après un tacle parfait de Verratti (27e). Areola sortait un arrêt de la tête en un contre un face à Ronaldo (28e). Jusqu'à cette 33e minute : enfin servi après avoir longtemps été oublié par ses coéquipiers, Mbappé offrait un petit enchaînement en solo, débordait sur la droite avant de centrer ; Cavani laissait passer, Neymar était devancé par Nacho, mais Rabiot, tout seul, suivait bien et concluait du droit (0-1, 33e). Sonné, le Real voyait encore Areola sortir le grand jeu sur cette frappe d'un Benzema qui touchait enfin le ballon (43e). Paris se dirigeait vers les vestiaires avec cet avantage et ce scénario idéal, mais Lo Celso (voir ci-dessous) commettait l'irréparable dans la surface devant Kroos. Penalty. Si Areola partait du bon côté, Ronaldo rassurait Santiago-Bernabeu (1-1, 45e). Tout était à refaire.

La leçon de réalisme du Real, le coaching gagnant de Zidane

En deuxième période, le rythme était toujours aussi élevé, mais on sentait que les deux coaches avaient effectué certains ajustements défensifs pour se montrer moins friables dans ce secteur. On pouvait même imaginer que ce résultat pouvait leur convenir en vue du retour. Mais après le repos, sans être extrêmement dangereux, le PSG avait encore les occasions pour s'imposer. On se rappelle de ce face-à-face manqué par Mbappé devant Navas après un bon décalage de Neymar (52e) ; une nouvelle reprise de Rabiot était cette fois contrée par Ramos (54e) ; quand la tentative de Kimpembe était détournée dans la surface par Ramos après un corner (73e) ; enfin, ce centre fuyant de Berchiche ne permettait pas à Mbappé puis à Alves de conclure (76e). Incapable de faire fructifier cette domination, Paris allait le payer très cher. Le leader de la Ligue 1 sombrait presque inexpliquablement en fin de rencontre. Après un bon décalage de Modric, Asensio centrait, Areola repoussait sur Ronaldo (2-1, 83e).
 
 
Dans l'euphorie de Santiago-Bernabeu, Marcelo ajoutait un troisième but après un nouveau service d'Asensio. Marquinhos gênait un Areola qui ne pouvait pas faire grand-chose (3-1, 86e). Le coup parfait d'un Real qui est en bonne position pour prendre son ticket pour les quarts. Un succès tardif qui porte la patte de Zinédine Zidane, qui a remporté la bataille du coaching face à Emery. Les entrées de Vazquez et d'Asensio ont donné le coup de peps qui manquait à son Real. La vitesse de cette jeunesse a complètement perturbé Marquinhos et sa bande qui avaient, jusque-là, effectué un quasi sans-faute. Paris pourra longtemps s'en vouloir.

Lo Celso, le pari perdant d'Emery

C'étaient les deux grandes sensations de la composition de départ d'Emery : l'Espagnol avait choisi Presnel Kimpembe à la place de Thiago Silva et Lo Celso en position de numéro 6. Si le premier a réalisé une partie plutôt aboutie, on ne peut pas en dire autant du second. On pouvait s'y attendre : l'inexpérience de l'Argentin dans un tel match et à un tel poste a été criante. On se souvient de cette remise en retrait du talon inutile et qui provoquait un coup franc à la limite de la surface de réparation (25e), mais aussi, et surtout, de ce penalty concédé au pire moment, juste avant le repos. En retard après un corner rapidement joué, Lo Celso s'aidait de ses mains et déséquilibrait Kroos. Fatal.Si on pouvait imaginer sa sortie dès la mi-temps, son entraîneur lui renouvelait sa confiance. Et on l'a encore vu perdre un ballon chaud, sans conséquence (52e) et un autre lorsqu'il était mal placé dans un duel avec Benzema qui a failli faire but en contre-attaque (56e). Plus appliqué jusqu'à la fin, Lo Celso prenait moins de risque, mais n'apportait pas la sérénité qui aurait été bienvenue en fin de rencontre à ce poste de milieu récupérateur. Pas certain de le voir au match retour...
 
Cavani et Benzema, buteurs inexistants
 
Si on a aimé l'activité d'un Modric, la sérénité d'un Varane, le niveau si élevé de Rabiot, on ne peut pas en dire autant de joueurs comme Kroos, mais surtout des deux attaquants de pointe. Benzema et Cavani ont eu toutes les peines du monde à exister dans ce sommet. Trop esseulés, et jamais vraiment dans le coup dès que leur équipe était en phase offensive, le duo franco-uruguayen ne touchait pas le cuir. On n'oublie pas la bonne inspiration de Cavani, qui s'effaçait sur le but de Rabiot, mais sinon... Illustration de cette situation ? Les deux joueurs sortaient peu après l'heure de jeu (Cavani 66e, Benzema 68e). Du côté du Madrilène, on est d'ailleurs en droit de s'inquiéter tant l'ancien Lyonnais semble ne pas retrouver une confiance qui le fuit depuis plusieurs semaines maintenant... Et sa sortie, et la rentrée de Bale, ont coincidé avec le réveil et le succès de son équipe...
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